Serge OLLIVE Caprice Op. 36 pour contrebasse et piano. Assez difficile. Waldhorn Editions (auto-label) : WH-4514165 www.sergeollive.com

Le titre ne rend pas pleinement justice à cette oeuvre attachante. Elle est courte, certes (environ quatre minutes), mais pleine de lyrisme et d’intériorité. Après une première partie méditative et mélancolique, un passage plus vif et passionné débouche sur un retour au thème pour se terminer lentement pianissimo comme si la musique se fondait dans le silence. En écoutant cette pièce, on ne peut s’empêcher de penser à Paul Bazelaire et à la musique française, ce qui ne veut pas dire que Serge Ollive n’ait pas un langage personnel ! Mais on le sent aussi héritier d’une longue tradition souvent trop oubliée. L’ensemble fait appel à toutes les possibilités de la contrebasse, notamment les harmoniques : la richesse et l’expressivité de l’oeuvre sont à ce prix !