Claude-Henry JOUBERT : Quatre fables pour contrebasse avec accompagnement de piano. 3 – La Truite et la Meunière. 1er cycle, 3ème année. Lafitan : P.L.3175

On retrouve bien entendu dans cette fable tout l’humour mais aussi tout l’immense savoir-faire de Claude-Henry Joubert. Précisons tout de suite que l’entente entre le contrebassiste et son accompagnateur ou plutôt son partenaire devra être parfaite. Après une présentation de la meunière survient la truite effrontée sur un thème qui n’est pas sans évoquer quelques souvenirs. Après quelques péripéties survient Franz le pêcheur… Hélas pauvre poisson, comme on chantait jadis en français ! Bien sûr, l’histoire se termine par quatre mesures qui posent la bonne question : « Au fait, quel est le nom de famille de Franz le pêcheur ? ». L’ensemble est, comme à l’habitude, plein de clins d’œil que le professeur pourra faire ressortir. Ce pourra être aussi l’occasion de faire découvrir à l’élève le cycle de lieder Die schöne Müllerin, le lied Die Forelle, le quintette du même nom et, pourquoi pas, de Francis Blanche, Le complexe de la truite (sur un air d'un obscur compositeur autrichien)…

Serge OLLIVE Caprice Op. 36 pour contrebasse et piano. Assez difficile. Waldhorn Editions (auto-label) : WH-4514165 www.sergeollive.com

Le titre ne rend pas pleinement justice à cette oeuvre attachante. Elle est courte, certes (environ quatre minutes), mais pleine de lyrisme et d’intériorité. Après une première partie méditative et mélancolique, un passage plus vif et passionné débouche sur un retour au thème pour se terminer lentement pianissimo comme si la musique se fondait dans le silence. En écoutant cette pièce, on ne peut s’empêcher de penser à Paul Bazelaire et à la musique française, ce qui ne veut pas dire que Serge Ollive n’ait pas un langage personnel ! Mais on le sent aussi héritier d’une longue tradition souvent trop oubliée. L’ensemble fait appel à toutes les possibilités de la contrebasse, notamment les harmoniques : la richesse et l’expressivité de l’oeuvre sont à ce prix !

Georg-Friedrich HAENDEL : Sonate opus 1 n° 8 – HWV 366 pour 2 contrebasses. Transcription et édition : Daniel Massard et Véronique Lafargue. 2ème – 3ème cycle. Sempre più : SP0242.

C’est une excellente idée de transcrire ainsi une pièce qui, dès l’origine, pouvait être interprétée par divers instruments. Le respect de l’œuvre est total, la deuxième contrebasse jouant la basse continue. On pourrait d’ailleurs facilement adjoindre un clavecin. Le professeur devra faire lire aux élèves la très judicieuse présentation de Véronique Lafargue qui donne des conseils très précis pour l’interprétation et l’ornementation de cette œuvre. Elle indique aussi comment l’édition est à la fois fidèle au texte original et lisible pour un instrumentiste d’aujourd’hui.

Gioachino ROSSINI : Cinque duetti pour 2 contrebasses. Assez facile. Delatour : DLT2711.

Bien que ces pièces aient été composées primitivement pour le cor, il a semblé légitime à Régis Prudhomme de les transcrire pour contrebasse. En effet, Rossini a été le premier compositeur à écrire pour la contrebasse. Ces œuvres de jeunesse (Rossini a quatorze ans) sont déjà bien dans le style du compositeur : c’est dire qu’on ne s’ennuiera pas à les jouer. On trouve successivement Marcia, Menuetto, Adagio, Menuetto et Allegro. Ces courtes pièces devraient faire le bonheur des jeunes (et moins jeunes) contrebassistes !

 pour contrebasse avec accompagnement de piano : 2 – Le Lapin et la Moutarde. 2e année. Lafitan : P.L.3077.

La joyeuse fable à laquelle nous invite l’auteur met en scène, comme tout bon récit selon le schéma narratif cher à notre Education Nationale, un état initial, un élément perturbateur, des péripéties, un dénouement et une situation finale… Trêve de pédanterie, tout cela est fort bien mené, fort amusant et… fort musical. On pourra sans doute noter au passage quelques réminiscences. Bref, contrebassiste et pianiste pourront montrer dans cette pièce toute leur musicalité et tout leur sens de l’humour.

 

Christophe PICOT : Cnossos pour contrebasse et piano. Fin 2ème cycle. Sempre più : SP0231.

 

Lorsqu’on parle de Cnossos, comment ne pas évoquer le Minotaure… Cette pièce attachante mais rugueuse ne peut manquer d’y faire penser. L’ensemble est fougueux, tragique et plein de caractère. Après une montée de la tension, celle-ci se détend pour finir morendo.

 

 

Que dis-tu tout bas ?

Gilles MARTIN : Que dis-tu tout bas ? Pièce en 3 mouvements pour contrebasse et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3008.

Le premier mouvement est un Andantino, bref mais fort joyeux, où piano et contrebasse dialoguent avec entrain dans un discours plein de bonhommie. Le deuxième mouvement n'est pas un mouvement lent. C'est au contraire un Deciso qui se joue entièrement sur mi, la, ré, sol, (sauf dans la dernière mesure) dans de petites formules rythmiques ponctuées d'accords du piano. Quant au troisième mouvement, le plus développé, c'est un Allegro giocoso de carrure très classique où le piano se situe davantage en accompagnateur qu'en partenaire. Tout cela n'engendre pas la mélancolie !

 El diablito

Pascal PROUST : El diablito pour contrebasse et piano. Premier cycle. Sempre più : SP0215.

L'auteur nous offre plutôt un bon petit diable, décidé mais en même temps rêveur et mélancolique. La pièce présente beaucoup de charme. Le piano accompagne placidement la déambulation rêveuse du petit diable. Le contrebassiste s'exprimera tant à l'archet qu'en pizzicati mais toujours avec lyrisme.

 

 La contrebasse dans l'orchestre

Daniel MASSARD : La contrebasse dans l'orchestre. Cycles 2/3 et concours. Combre : CO 6795.

Nous écrivions en juillet 2014 : « Contrebassiste au sein de l'Orchestre National du Capitole de Toulouse ainsi que professeur au CRD de Montauban, l'auteur fait profiter les jeunes contrebassistes à la fois de son expérience de musicien d'orchestre et de pédagogue. Bien loin des exercices arides, cette méthode ne contient, même pour les études techniques préparatoires, que des textes tirés des meilleurs auteurs. Chacun est présenté et mis en situation. Il ne reste plus à l'élève qu'à aller écouter l'œuvre mais c'est si facile à l'heure actuelle ! Bref, on ne saurait trop recommander cette approche profondément musicale de l'instrument. » Nous n'avons rien à changer à cette recension, sinon à dire que l'on retrouve dans ce volume qui s'adresse aux plus hauts niveaux toutes les qualités de pédagogie et de souci à la fois technique et de culture musicale qui présidaient au premier recueil. De l'époque baroque au XX° siècle, tous les styles sont présents, expliqués et commentés avec beaucoup de soin et de pertinence.

 

ROSSINI : La Danza

Tarentelle Napolitaine  transcription pour contrebasse et piano d'Emilie Postel-Vinay. Difficile. Chanteloup-musique : CMP 29.

Même si elle demandera certainement beaucoup de travail à son interprète, cette célèbre Tarentelle écrite primitivement pour la voix ne manquera certainement pas de le réjouir et de le mettre dans un état euphorique communicatif. Saluons donc cette remarquable transcription qui devrait plaire autant à ses auditeurs qu'à son interprète.

Adrien POLITI : Tango Fantasìa 3  pour 3 contrebasses. Lemoine : 29258HL.

Que voilà une bien réjouissante partition ! Ce compositeur argentin mais qui vit en France, où il a découvert… le tango, depuis 1986 écrit à la fois des pièces pédagogiques et de concert tant pour la guitare que pour différents instruments.

A. Bazzini : La ronde des lutins.

 

Scherzo fantastique, transcription pour contrebasse et piano d'Emilie Postel-Vinay.

Chanteloup musique : CMP 30.

Alexandre OUZOUNOFF : Shamal  pour contrebasse et piano. Troisième cycle. Sempre più : SP0171.

« Shamal est le nom d'un vent de nord-ouest soufflant sur l'Irak et le Golfe Persique. C'est l'après-midi qu'il est le plus violent en été mais il diminue pendant la nuit ». Cette présentation résume bien l'ambiance un peu sauvage de cette pièce ainsi que son déroulement. L'extrait qu'on peut écouter sur le site de l'éditeur ne rend pas compte de la richesse mélodique et rythmique de cette pièce où le piano joue un rôle très important et donne la réplique à la contrebasse dans un discours tendu et plein de fougue.

Claude-Henry JOUBERT : Le colibri a disparu ! Une enquête du commissaire Léonard  pour contrebasse (niveau fin du 1er cycle) avec accompagnement du professeur de contrebasse. Lafitan : P.L.2799.

C'est toujours un plaisir de retrouver le commissaire Léonard et ses enquêtes qui laissent libre cours à l'imagination… et à l'improvisation (guidée, bien sûr, par l'auteur et le professeur). Cette nouvelle enquête permettra au passage de rafraichir la mémoire musicale des élèves grâce aux thèmes (doit-on dire « leitmotiv »…) qui caractérisent chaque personnage, que ce soit Rossini, Mozart, la Mère Michel ou le Cha-cha-cha botté… Bref, il y a infiniment de choses à tirer de cette enquête, sans oublier la remarque de l'auteur : « L'élève est ici obligé de se repérer sans cesse dans les deux lignes de la partition. C'est un travail de lecture polyphonique indispensable ».

Quatre fables pour contrebasse avec accompagnement de piano.

Claude-Henry JOUBERT : Quatre fables pour contrebasse avec accompagnement de piano. 1 – La Dinde et les Marrons. Débutant. Lafitan : P.L.2959.

Pianiste et contrebassiste sont invités à nous raconter cette triste histoire… pleine d'humour, comme on s'en doute. On reconnaîtra au passage des allusions à l'ami Pierrot, tristement minoré !

Christophe PICOT : La poule qui barbote dans sa baignoire  pour contrebasse et piano. Fin 1er cycle. Sempre più : SP0084.

Ecrite dans une tonalité flottante et avec des rythmes exprimant bien à la fois la poule qui picore et barbote, cette pièce pittoresque utilise avec humour les différents registres de la contrebasse. Les jeunes interprètes devraient y trouver beaucoup de plaisir.

 

Daniel MASSARD : La contrebasse dans l’orchestre

Méthode basée sur les traits d’orchestre. Cycle 1. Combre : CO 5767.

Contrebassiste au sein de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse ainsi que professeur au CRD de Montauban, l’auteur fait profiter les jeunes contrebassistes à la fois de son expérience de musicien d’orchestre et de pédagogue.

Claude-Henry JOUBERT : Valse du corbeau

pour contrebasse et piano. Cycle 1. Fertile-plaine : FP 1545.

C.-H. Joubert nous propose ici une partition à jouer au second degré, comme d’habitude. Elle pourra paraître un peu « téléphonée » mais il ne faut pas oublier que ces œuvres sont faites pour susciter chez les élèves l’envie de composer à leur tour sur le modèle qui leur est fourni. Avec un minimum de compréhension de la structure (qui leur est d’ailleurs donné par l’auteur), ils pourront à leur tour composer ou improviser une valse volatile… Souhaitons que les professeurs les encouragent à cet exercice hautement profitable. Bien sûr, faut-il qu’ils en soient eux-mêmes capables. Mais qui oserait en douter ?

 

W.A. MOZART : Air de Leporello

extrait de Don Giovanni. Transcription pour la contrebasse d’Emilie Postel-Vinay. Chanteloup musique : CMP006.

Il n’est pas évident de faire des transcriptions pour contrebasse. Emilie Postel-Vinay, auteur d’une méthode pour contrebasse et musicienne aux multiples facettes y parvient avec beaucoup de classe. On appréciera donc cette transcription qui met à la portée du contrebassiste un des grands airs du répertoire mozartien.

J. Peter CLOSE, Holger SASSMANNSHAUS : Konzetstücke für kontrabass ond klavier

Bärenreiter : BA 9696.

De Bach à Boguslaw Furtok (contebassiste polonais contemporain), les auteurs nous proposent une série de pièces de concert arrangées pour la contrebasse. Au fil des pages, on peut trouver le fameux largo du concerto en fa de Bach, la Marche des prêtres de la Flûte enchantée, le Cygne de Saint-Saëns, plusieurs Fauré, bref toute une série de « tubes » très bien transcrits qui enrichiront le répertoire de l’instrument et feront la joie des amateurs de contrebasse.

Leonello CAPODAGLIO : Humoresque

pour contrebasse et piano. Fin de premier cycle. Sempre più : SP0052.

Comment ne pas être séduit par cette pièce au rythme un peu déjanté et pleine d’un humour qui fait honneur au titre ? A un début tout à fait réjouissant succède une partie plus lyrique mais non moins réjouissante. On revient ensuite au caractère du début. La partie de piano n’est pas pour rien dans le côté humoristique de la pièce.

Rodolphe AUGUSTE-DORMEUIL : Ballad for Sandrine

pour contrebasse et piano. Assez facile. Delatour : DLT2181.

Il s’agit de la troisième pièce d’une série de courtes œuvres pour contrebasse et piano qui retracent les grands courants musicaux du XX° siècle. Celle-ci est composée dans le style de Duke Ellington. Il s’agit d’une romance sentimentale faisant appel au « contrepoint » du Duke. Les harmonies délicates et le « swing » (ternaire) lui donnent un caractère tout à fait séduisant.