au Théâtre du Châtelet.  Avec Sylvie Schwartz, Rod Gilfry, Kim Chriswell, Christine Arand et Laurent Alvaro.  Orchestre Pasdeloup & Chœur du Châtelet, dir. Kevin Farrell.  Mise en scène : Emilio Sagi.  Chorégraphie : Sarah Miles.

 Première création à Paris, célébrant le cinquantième anniversaire de sa création triomphale à Broadway en 1959, la comédie musicale La mélodie du bonheur, ultime collaboration entre Richard Rodgers & Oscar Hammerstein, écrite à partir d’une histoire vraie, celle de la famille Von Trapp, poursuit le cycle des comédies musicales données, saison après saison (après West Side Story, Candide et On the Town de Leonard Bernstein) par le Théâtre du Châtelet. 

La mélodie du bonheur fait partie de ces ouvrages mythiques dont tout le monde ou presque peut fredonner un air, cela tenant, évidemment, à l’adaptation cinématographique qu’en fit Robert Wise en 1965, avec Julie Andrews, dans le rôle principal. Dans une mise en scène volontairement différente d’Emilio Sagi, l’accent est mis sur la nature et les paysages bucoliques autrichiens, mais également sur le contexte politique, celui de l’Anschluss qui donnera à la famille Von Trapp la possibilité de dire non, face à la montée du fascisme, avant de s’exiler pour l’Amérique. 

Cette nouvelle production du Châtelet est une indiscutable réussite tant musicale que théâtrale : Sylvie Schwartz campe une Maria rebelle, intrépide et pleine de charme, les voix sont belles, la mise en scène efficace et pleine d’allant.  L’orchestre et son chef participent pleinement à la réussite de cette soirée.  Un spectacle à voir en famille, à recommander en ces temps difficiles.