Ce jour nouveau est plein de poésie. Si la partie de clarinette est évidemment techniquement facile, elle n’en est pas moins intéressante musicalement : l’élève pourra y déployer ses qualités expressives et y rechercher le « beau son ». La partie de piano n’est pas un simple accompagnement : un véritable dialogue s’instaure entre les deux instruments, constituant déjà une excellente initiation à la musique de chambre. Comme pour la pièce précédente, on peut en voir un extrait PDF et en écouter un extrait sonore sur le site de l’éditeur.
Daniel Blackstone

Cet appel ne manque pas d’allant… Bien rythmé, il module fort agréablement, évoquant, pourquoi pas, une marche joyeuse dans des paysages changeants. La partie de piano n’est pas non plus pour un débutant. La variété rythmique est au rendez-vous. Une cadence médiane permettra au jeune clarinettiste de montrer ses qualités techniques et expressives. C’est donc une pièce pleine d’intérêt et de ressources tant pédagogiques que musicale. On peut en voir un extrait PDF et en écouter un extrait sonore sur le site de l’éditeur.
Daniel Blackstone

Nous voici résolument transportés dans le Berry, dans la « France profonde » qui fut celle d’Aurore Dupin. Parions que peu de bacheliers seraient capable aujourd’hui de dire que derrière ce nom se cache George Sand… si tant est que ce nom même leur dise encore quelque chose ! C’est dire que ce « concerto » pourra être l’occasion pour les élèves de découvrir littérature et histoire… ainsi qu’un folklore trop oublié. La musique est à l’unisson de l’ambiance berrichonne et, comme toujours avec Claude-Henry Joubert, la qualité est au rendez-vous. Si le piano est censé accompagner, il n’en a pas moins sa place ! On appréciera également la présence du poème populaire recueilli par Maurice Sand qui a donné son nom à l’œuvre. Il s’agit donc d’une partition bien vivante et pleine d’attraits.
Daniel Blackstone

Qu’Elina soit une déclinaison féminine du prophète Elie ou une allusion Hélène, la femme de Constantin, pas celle à qui vous pensez, la belle…), peu importe La pièce qui porte ce nom est tout à fait pleine de charme. Et sa destination à un premier cycle ne l’empêche pas de moduler et d’onduler. Clarinettiste et pianiste dialoguent sans cesse. Jeu lié, jeu détaché, nuances variées, tout concours à l’originalité de cette jolie pièce qui fera appel aussi bien au sens rytmique qu’au sens mélodique des deux interprètes. C’est déjà, à ce niveau, de la vraie musique de chambre.
Daniel Blackstone

Voici un bien agréable morceau pour clarinettiste débutant et pianiste plus aguerri. Si la partie de clarinette est facile mais pleine de charme et de malice, la partie du pianiste est primordiale, lui qui n’est pas un simple accompagnateur mais tient un rôle important dans un dialogue fort bien construit. On comprend pourquoi cette partition est rangée dans la catégorie « musique de chambre ». Le parcours de ce slalom est sinueux et accidenté mais toujours pour la bonne cause, c’est-à-dire le service de la musique. Sans être imitative, cette musique est vraiment très évocatrice et devrait permettre aux jeunes musiciens une interprétation fondée sur une image mentale forte.

Cette très courte pièce (1’55 mn) écrite pour la fin du 1er cycle, ou le début du deuxième est facile, agréable à jouer et à accompagner.

Olivier DARTEVELLE : Caprices pour clarinette et piano. 3ème cycle. Sempre più : SP0229.

Ces Caprices, écrits pour l’UGDA (Grand-duché de Luxembourg), sont au nombre de deux. Le premier, Couchant à San Giorgio, est de caractère « Sans lenteur, printanier » puis « fleuri » et enfin « Onirique, lent, quasi hawaïen. C’est dire que l’ensemble nous fait passer par toutes sortes d’ambiances et de paysages sonores dans un style lyrique et poétique avec des harmonies tout à fait contemporaines. La clarinette est traitée de façon « classique » mais virtuose… Une part non négligeable est laissée à l’improvisation. Le deuxième caprice, Maschere e personaggi stravaganti…, fait honneur à son titre. Il est plein de fantaisie et de surprises. On ne saurait décrire dans le détail cette pièce pleine de vie. Mieux vaut tout simplement aller écouter ces Caprices intégralement sur Youtube https://www.youtube.com/watch?v=0oRyAQXz0No interprétés par l’auteur et la pianiste Jessica Chan de façon magistrale. Cela vaut mieux que tout commentaire...

Laurent LEFRANÇOIS : Cadence du Concerto pour clarinette et orchestre pour clarinette en sib. Assez difficile. Delatour : DLT2722.

Cette « cadence » peut constituer une pièce indépendante du concerto pour lequel elle a été écrite même si elle reprend le matériau des deux premiers mouvements de ce concerto. On pourra lire sur le site de l’éditeur l’analyse complète de cette pièce. Disons simplement qu’elle est à la fois très expressive et en même temps écrite dans un style contemporain, même si elle fait appel, comme le concerto, aux formes classiques que sont la variation ou le choral. Signalons qu’on peut écouter le concerto pour clarinette sur YouTube https://www.youtube.com/watch? v=53Zgs_ZnuPk

Anthony GIRARD : Cinq symboles. Clarinette solo. Symétrie : ISMN 979-0-2318-0832-2

Ce sont cinq paysages divers que nous décrit Anthony Girard, paysages qui font appel à toutes les possibilités de l’instrument. Ces cinq symboles sont Le vent (souffle, brise, bourrasque), La Terre (danse dans un désert de roches), L’Eau (vagues sur la rive, qui se brisent, meurent puis renaissent…), L’Espace (prière errante, abandonnée dans l’infini…), Le Feu (brindilles enflammées, étincelles surgies de nulle part…). Les soustitre expriment très bien par eux-mêmes l’impression donnée. L’ordre peut être modifié et les pièces jouées séparément, mais l’ensemble, avec ses différentes facettes, mérite d’être joué dans l’ordre et intégralement. L’oeuvre est vraiment intéressante et permet à l’instrumentiste d’exprimer les différents aspects de son talent.

Rémi MAUPETIT : Allo, les métronomes pour clarinette et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3021.

Bien sûr, on ne peut qu’encourager à jouer en mesure, mais il n’est pas sûr qu’il faille utiliser absolument cet instrument pour interpréter cette jolie pièce plutôt poétique. Même si la partie centrale est plus martiale que le début, l’ensemble est lyrique. Il faudra bien tenir compte des accents indiqués qui rythmes l’ensemble et lui fournissent sa colonne vertébrale. Quant au piano, il ne se contente pas d’accompagner mais prend sa part dans le dialogue y compris par des séquences qui lui sont propres. Tout cela est très agréablement original et devrait plaire aux interprètes.

Claude-Henry JOUBERT : Pension de famille. Variations pittoresques pour un quatuor de clarinettes. 1er cycle. Sempre più : SP0238.

Une fois de plus, l’humour de Claude-henry Joubert a frappé. S’il s’agit bien de variations, chacune de celles-ci dresse le portrait d’un pensionnaire. Sans-doute sera-t-il nécessaire d’expliquer aux jeunes élèves ce qu’était une pension de famille… Les quatre clarinettistes font jeu égal dans la mesure où le thème est équitablement réparti entre chaque instrumentiste au gré des variations. Et, comme le dit l’auteur, « une mise en scène est souhaitable ». Chacun peut représenter l’un des quatre pensionnaires mis en scène… Mais bien sûr, la musique est à la hauteur et n’est pas pour rien dans la qualité de l’œuvre !

Rémi MAUPETIT : Tarentelle pour clarinette et piano. Préparatoire. P.L.3013.

Le thème de notre Tarentelle est écrit sur une basse chromatique qu’on ne manquera pas de faire remarquer aux élèves. L’ensemble est écrit dans un la mineur qui facilitera la tâche du pianiste, mais pas celle du clarinettiste qui se retrouve ainsi avec deux dièses… Une vaste cadence conduit à une sorte de coda qui évoque l’atmosphère du début. Bien sûr, le tempo (104 à la noire pointée) est un véritable tempo de tarentelle.

André TELMAN : En plein songe pour clarinette et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2994.

Les changements de mesure s’enchainent, comme conduisant notre rêve à des paysages successifs. Les harmonies fluctuent ainsi que les tonalités… Bref, images et sensations sonores et rythmiques fluctuent tout au long de cette pièce attachante précisément par ces changements subtils et délicats. L’ensemble est lyrique et demande une grande écoute mutuelle de la part des interprètes. Mais n’est-ce pas l’art de la musique de chambre ?

Chansonette

Max MÉREAUX : Chansonette pour clarinette et piano. Préparatoire.P.L.3024.

Cette charmante chansonnette déroule une jolie mélodie qui mettra en valeur les qualités musicales du jeune clarinettiste. Sous cette mélodie, un accompagnement de piano discret et délicat égrène arpèges larges et étroits qui soutiennent doucement la mélodie. Une cadence assez développée conduit aux quelques mesures finales qui mettent en valeur le registre aigu de l’instrument. L’ensemble est fort plaisant.

Dominique DELAHOCHE-LEFEBVRE : Cycle Résolutions. Pièces instrumentales solistes. Le temps des mauvaises manières pour clarinette basse en sib. Difficile. Delatour : DLT0443.

Il s’agit de la première pièce d’un cycle poursuivi en parallèle à une série de cahiers instrumentaux du même auteur. Le titre de l’œuvre vient d’une expression du maître de karaté Oshima. Le « temps des mauvaises manières » est pour lui « une période durant laquelle le pratiquant avancé, joyeux d’avoir vaincu des blocages personnels, perd sa concentration et par contagion la fait perdre aux moins avancés ». C’est le moment auquel croit être parvenu l’auteur. Si cette explication nous fait entrer dans la démarche du compositeur écrivant cette œuvre, saura-t-elle inspirer l’interprète ? La pièce explore toutes les possibilités de l’instrument jusque dans ses extrêmes limites. Elle demande donc une technique éprouvée, une envie de dépasser ses limites et de découvrir une expression et un son nouveaux.

Alain FLAMME : La Bancale pour clarinette et piano.  Elémentaire. Lafitan : P.L.3065.

 

Ce titre fait penser à ceux de certaines pièces du XVIII° siècle, comme « La Bougon », « L’agaçante » ou « l’indiscrète » … Ce rapprochement est cruel : c’est certainement aux rythmes de sa pièce et au fait qu’elle soit à 5/4 que l’auteur pensait en choisissant ce titre. Toujours est-il qu’il est amplement mérité, mais il faut dire que ce côté bancal est plein d’intérêt et plein de charme ! D’autant plus que ce 5/4 se change vite en un 3/4 en forme de valse même si de nouveaux changements de mesure viennent vite rompre ce bel équilibre. C’est en tout cas plein de caractère et, tout simplement, de musique.


 

Jean-JacquesWERNER : Melencolia pour clarinette en si bémol et accordéon. Paris, Le Chant du Monde (www.lechantdumonde.com ), MC4991, 2016, 12 p. (+ partie de clarinette, 5 p.). Durée : 9’ 30.

 

Compositeur prolifique et inventif, Jean-Jacques Werner (né à Strasbourg en 1935), s’inspire de la célèbre gravure sur cuivre (1514) : La Melencolia du peintre Albrecht Dürer, né à Nuremberg le 21 mai 1471 et mort dans cette ville, le 6 avril 1528. Celle-ci représente, au premier plan, un ange assis portant un livre, un compas et des clés ; un angelot assis sur une roue ; un sablier, un cadran solaire…, des outils éparpillés sur le sol et, en haut à gauche, sous l’arc en ciel, l’inscription : Melencolia I : autant de symbolismes particulièrement riches auxquels le compositeur fait écho.

 Carnaval

Gilles MARTIN : Carnaval pour clarinette en sib et piano. 1er cycle. Sempre più : SP0218.

Les trois courtes pièces qui composent ce Carnaval ont en commun la bonhommie et la bonne humeur. Comment ne pas être optimiste après avoir joué ou avoir entendu ces tablotins pleins d'humour ? La partie de piano sera assez facilement jouée par un élève de niveau moyen. Ce pourra être une bonne occasion de faire de la musique d'ensemble…

 

Yaghan

Alexandre OUZOUNOFF : Yaghan pour clarinette seule. Fin de 1er cycle. Sempre più : SP0211.

Sans doute ce titre un peu sibyllin se rapporte-t-il aux amérindiens de la Terre de Feu. Il s'agit d'une commande du CRD d'Evreux dans le cadre de la résidence du compositeur. Effets sonores, onomatopées musicales se succèdent avec des changements de rythme, d'articulation, d'intensité. L'interprète devra se construire un récit ou un paysage intérieur pour donner un sens à tout ceci.

 Black-basse

Pascal PROUST : Black-basse pour clarinette basse et piano. Fin 2ème cycle. Sempre più : SP0255.

Cette pièce à l'allure un peu sombre, ce qui n'est pas étonnant étant donné son titre, se déroule sur un rythme qui rappelle la habanera. Elle se termine par un long passage à la clarinette seule. L'ensemble est plein de charme et permettra à l'interprète d'exprimer toute sa sensibilité.

Parfums. Onze fragrances

Octave JUSTE : Parfums. Onze fragrances sonores pour clarinette. 1er et 2ème cycle. Sempre più : SP0204.

On se reportera pour cette œuvre à la version pour flûte traversière recensée plus-haut.

 

Clarinette concertino

Bruno CAMPORELLI : Clarinette concertino pour clarinette et piano. 1er cycle.   Sempre più : SP0227.

Ecrit, comme il se doit, en trois mouvements, ce concerto miniature s'ouvre par un Allegro moderato en forme de marche triomphale. Il se poursuit par un Andante – Cantabile qui a une allure de barcarolle très poétique. Le Maestoso martiale qui clôt le tout correspond évidemment à son titre. C'est une musique plaisante qui doit permettre au jeune clarinettiste de découvrir les joies de la musique d'ensemble.