Venez, chantons ! 72 chants inédits

de 1 à 8 voix a cappella ou avec instruments. Lyon, Olivétan, 2013, 136 p. 15 €.

Par ce titre dynamique (deux verbes à l’impératif), l’UEPAL (Union des Églises Protestantes d’Alsace-Lorraine, Strasbourg) a réalisé une engageante et stimulante invitation à la participation vocale, au chant (1 à 8 voix, a cappella ou avec instruments) en une sélection de 72 pièces destinées aux chorales d’Église et un parcours chronologique allant du XVIe au XXIe siècle. Ce vaste programme concerne des chants pour Noël, Pâques, Pentecôte ;

Drama Queens

CESTI, GIACOMELLI, HÄNDEL, HASSE, HAYDN, KEISER, MONTEVERDI, ORLANDINI, PORTA : Drama Queens. 13 selected arias from early baroque to classic, édités par Alan Curtis. Boosey & Hawkes : BB2343.

 

Cet album est le fruit de la collaboration entre la mezzo-soprano Joyce DiDonato et le célèbre musicien et musicologue Alan Curtis. Ces pièces de style très divers et de différentes époques ont été réunies autour d’un style dominant :

Ave Maria

Daniel ROTH : Ave Maria pour soprano et orgue. Compositeurs Alsaciens volume 30. Delatour : DLT2126.

Transcription de l’Ave Maria pour quatre voix égales a cappella publié aux mêmes éditions, c’est cependant une œuvre originale : les harmonies célestes de l’accompagnement servent de soubassement à la mélodie quasi grégorienne de la soprane. La photographie du Sacré Cœur qui figure sur la couverture rappelle l’origine de l’œuvre. Et le fait qu’elle ait été achevée le jour anniversaire de la mort de Maurice Duruflé indique dans quelle sphère d’influence elle a été écrite.

Charles GOUNOD : La liberté éclairant le monde

Réduction pour chœur mixte et piano. Editions du Nouveau Théâtre Musical : NTM 501.

Cette œuvre de 1876 écrite sur une poésie d’Emile Guiard, auteur dramatique, fut composée à l’occasion d’une campagne de financement de la statue de Bartholdi. Ecrite pour chœur d’hommes et orchestre, elle est ici transcrite pour chœur mixte. Exécutée de nouveau en 2004, en même temps que la cantate Fernand, également de Gounod, elle est disponible également dans sa version originale pour chœur d’homme et orchestre aux mêmes éditions (NTM 502 pour le chœur et 503 pour l’orchestre). Œuvre de circonstance, elle n’est pas sans contenir quelques échos de la Marseillaise…

 

 

Raymond DAVELUY : Noëls anciens

Vol. 1. Nouvelle édition révisée par l’auteur et augmentée. Chœur à voix mixtes et orgue. Collection : Anthologie de la musique québécoise. Nouveau Théâtre Musical : NTM 2004.

Quel plaisir de retrouver ces neufs noëls dont beaucoup sont trop oubliés aujourd’hui dans leur pays d’origine. Les harmonisations sont à la fois simples et délicates, bien dans la tradition de ces chants joyeux. La partie d’orgue tient pleinement sa part dans le concert : bien loin d’être une réduction des voix, elle forme avec elles comme un commentaire apportant sa note spécifique à l’ambiance générale.

 

 

Jean-Jacques WERNER : L’arbre perché

pour chœur mixte (SATB) a cappella sur des poèmes de Jean-Luc Moreau. Delatour : DLT0751.

Cette allusion vengeresse à la stupide remarque de Jean-Jacques R. critiquant les fables de La Fontaine, est bien réjouissante, autant que la musique qu’a distillée notre autre Jean-Jacques sur ces délicieux et humoristiques poèmes. Si on ajoute que ces quatre chœurs sont d’un abord facile, on ne peut que conclure que, selon le souhait de l’auteur, ils « apporteront du bonheur à chanter ensemble, gaiement et de vive-voix ! ».

 

Jean-Baptiste PERGOLESE : Stabat mater

Bärenreiter : Chœur et réduction de piano : BA 7679-90, conducteur : BA 7679.

Cette nouvelle édition se justifie pleinement par les progrès faits ces dernières années dans la connaissance du texte le plus proche possible de la création. Malcom Bruno, qui a réalisé ce travail d’édition, expose ces nouveautés dans une préface et un commentaire critique tout à fait passionnants. On saluera au passage la qualité pianistique de la réduction de piano réalisée par ce même Malcom Bruno pour la partition vocale : outre sa fidélité à l’original, elle est manifestement écrite pour… piano, ce qui n’est pas toujours le cas, hélas !

 

Charles GOUNOD : Fernand

Scène lyrique à 3 voix. Premier Grand Prix de Rome – 1839. Nouveau Théâtre Musical : NTM 101.

On ne peut pas dire que le poème du Comte Amédée de Pastoret soit un chef d’œuvre de littérature. On sent d’ailleurs que lui-même ne croit pas trop à cette improbable histoire… Il fallait donc beaucoup de talent à Gounod pour obtenir avec ce texte le Premier Grand Prix de Rome. Mais l’œuvre n’en est pas moins intéressante à découvrir, car la musique vaut beaucoup mieux (comme souvent dans les œuvres lyriques) que le livret. C’est déjà du vrai Gounod, avec toutes les qualités mélodiques et les inventions harmoniques que lui reconnaissait Berlioz. Cette première édition mondiale est présentée fort judicieusement par Jean-Pierre Gounod, arrière-petit-fils du compositeur. Les trois personnages sont Fernand, basse-taille,  Zelmire, soprano et Alamir, ténor.

 

 

Ernest CHAUSSON : Huit mélodies inédites.

Chant et piano. Première édition mondiale. Nouveau Théâtre Musical : NTM 1200.

Ce ne sont pas des œuvres mineurs que ces huit mélodies sur des poèmes de Maurice Bouchor, Alfred de Musset, Charles Baudelaire (L’Albatros). Jean Richepin et Paul Fort. On appréciera beaucoup les notes biographiques et surtout la notice sur ces œuvres rédigée par François Le Roux, le baryton bien connu, directeur artistique du Centre International de la Mélodie française. Ajoutons que cette édition a été faite d’après les manuscrits originaux. Souhaitons que ces mélodies intègrent très vite les récitals de nos chanteurs.

 

Lionel DAUNAIS : Quatre poèmes de Paul Fort.

Chant et piano. Ton original. Nouveau Théâtre Musical : NTM 1711.

Lionel Daunais est un chanteur, compositeur, metteur en scène québécois né en 1901 et disparu en 1982. On découvrira avec plaisir et intérêt ces mélodies pleines de charme, d’entrain et d’humour, à l’image des poèmes de Paul Fort. Francis Poulenc avait, en son temps, apprécié ces qualités.

 

Sophie LACAZE : Archéologos I

pour voix et support audio. 1 vol. 1 CD. Delatour : DLT1213.

« Archèologos » est une série de courtes pièces pour instrument ou voix solo et support audio. Cette série se base sur des enregistrements effectués lors de chantiers de fouilles archéologiques aux pieds des Pyrénées. Dans « Archèologos I », la voix réagit aux sons collectés sur le chantier de fouilles. On peut y voir des rythmes de danse rituelle. L’ambiance est assez étonnante.

 

Christian MESMIN : Sam.

Conte musical pour voix d’enfants et piano. 1 vol. 1 CD. Delatour : DLT1981. Chant seul : DLT1581.

C’est l’histoire d’un arbre, racontée de façon sensible et poétique en dix numéros à une ou deux voix. Ce petit saule solitaire s’ennuie et les enfants vont créer autour de lui tout un jardin… La musique est très délicate, dans un style à la fois rythmé et debussyste. C’est extrêmement agréable et les enfants devraient y prendre beaucoup de plaisir et y trouver un grand profit musical. Le CD contient uniquement le play-back.

 

Deux fragments de Hölderlin pour soprano et piano

Gérard HILPIPRE : Deux fragments de Hölderlin pour soprano et piano. Delatour : DLT2087.

Ces deux courts poèmes sont traités de façon très expressive. La partie de piano est très importante et enchâsse pour ainsi dire les interventions de la soprane. Dans le premier « fragment », Lebenslauf, à un déferlement de passion succède un climat à la fois calme et désolé. Le deuxième, Da, wo keine Macht auf Erdenest plutôt une vision apaisée du bonheur.

 Description : H:breves1212_fichiersimage033.jpg

Christus factus est pour chœur mixte a cappella

Gérard HILPIPRE : Christus factus est pour chœur mixte a cappella. Delatour : DLT2086.

Après notamment Bruckner, Gérard Hilpipre nous propose une version de ce magnifique répons du Vendredi Saint tiré de la lettre de Saint Paul aux Philippiens,

 Rires et larmes

Annie LABUSSIÈRE : Rires et larmes. Huit poèmes pour chœur à trois voix égales. Delatour : DLT1296.

Que voilà une musique et des poèmes pleins de fraicheur, mais non pas mièvres. Ces huit poèmes, qui font appel aux souvenirs d’enfance de l’auteur-compositeur

Chorsätze aus dem Weihnachts-Oratorium BWV 248.

BACH : Chorsätze aus dem Weihnachts-Oratorium BWV 248.   Parties I à III arrangées pour chœur et orgue. Bärenreiter : BA 7525.

Il ne fait nul doute que les chorales apprécieront ces chœurs et chorals extraits de l’Oratorio de Noël accompagnés seulement à l’orgue. Cet accompagnement, réalisé par Holger Gehring demande un instrument à deux claviers et pédalier. Il s’agit non d’une simple réduction mais d’une véritable transcription qui permettra d’interpréter ces extraits sans en trahir l’esprit.

 Stabat mater.

CALDARA : Stabat mater.  Bärenreiter. Conducteur : BA 8955.  Partition de chœur avec réduction de piano : BA 8955-90.

Ce Stabat mater est écrit pour cordes, orgue, deux trombones et orgue. Le matériel est également disponible à la vente. On appréciera, comme d’habitude, la clarté et la lisibilité de l’ensemble ainsi que le sérieux de la révision.

 

Lieder

SCHUBERT : Lieder  volume 6. Urtext Bärenreiter : BA 9106 (voix haute), BA 9126 (voix moyenne), BA 9146 (voix basse).

Continuant la nouvelle édition Urtext des lieder de Schubert, Walther Dürr publie ici les lieder composés entre l’automne 1814 et le printemps 1815. Comme toujours, la préface et les notes critiques sont extrêmement précieuses pour la connaissance des œuvres et les conditions de leur édition ainsi que pour leur exécution.

Samson HW 57.

George Friedrich Händel : Samson HW 57.  Chant et réduction pour piano. Bärenreiter : BA 4999-90.

C’est immédiatement après l’achèvement du Messie qu’Haendel composa Samson. Ce fut immédiatement un grand succès dû en partie sans doute à la renommée du personnage de Samson. Cette nouvelle édition présente pour la première fois le texte intégral de la musique, permettant en particulier d’interpréter cette œuvre dans la version originale de 1741. Préface et tables de correspondances entre les versions font de cet ouvrage un remarquable outil de travail autant pour les musicologues que pour les interprètes.

 

Il est bel et bon.

Hervé MAGNAN : De tout chœur, vol. 3. I vol. 1 CD.  Pierre Passereau : Il est bel et bon.  Johannes Brahms : Waldesnacht.  Igor Stravinsky : Ave Maria.  Billaudot : G 8646 B.

Voilà un ouvrage utile autant pour le chef de chœur que pour le professeur de Formation musicale ou le choriste… Trois œuvres très différentes présentées, commentées, analysées de façon pratique : tout y est étudié y compris la prononciation et la manière de monter ces pièces de façon intelligente et efficace. Le CD est à l’avenant : chaque œuvre y est remarquablement enregistrée en version finale. Mais de nombreuses plages constituent un outil de travail et de mise en place tout à fait remarquable. La partition est séparée du volume et permet donc l’utilisation en répétition ou en concert. Est-il utile de préciser que l’auteur est chef de chœur…

Nouvelles histoires naturelles.

runo ROSSIGNOL : Nouvelles histoires naturelles.  Textes de Jules Renard. Chant et piano. Delatour : DLT1893.

Attention, la couverture porte « pour soprano et piano ». En fait, trois de ces mélodies sont pour soprano, la quatrième est pour baryton et la dernière pour mezzo-soprano. La musique est pleine d’esprit et de charme comme il sied à ces textes. Si la référence à Ravel est incontournable, l’auteur a su exprimer dans son style propre l’ironie, le mordant et la légèreté de ces poèmes. Une œuvre à déguster !

 

Quatre ballades.

Noël LEE : Quatre ballades. Cycle sur des poèmes de Catherine Pozzi pour soprano dramatique et piano. 1 vol. 1 CD. Delatour : DLT1911.

Voici une production du plus grand intérêt puisque le CD a été enregistré par Marie-Thérèse Keller avec Noël Lee lui-même au piano en 1997. Nous laisserons intégralement la parole au compositeur pour présenter son œuvre : « Les quatre chants de ce cycle composés en 1956 et réunis sous le titre « Quatre ballades », sont un hommage à quatre cantatrices pour qui j’avais une grande admiration : Magda Laszlo, que je n’ai pas connue mais qui m’avait bouleversé lors d’un concert en Angleterre, Marya Freund, un rayonnant professeur de chant à Paris dans les années 1950 d’origine polonaise, puis