Parmi ces quatre poèmes de Ronsard, trois sont tirés du recueil Les Amours : Comme on voit sur la branche au mois de May est extrait du livre « Sur la mort de Marie » et date de 1578 ; Le printemps n'a point tant de fleurs s'intitule Chanson dans le livre « Nouvelle continuation des amours » (1556) et Ciel, air, et vents est issu du deuxième livre des « Amours » et date de 1552. Quant au poème Pourtant si j'ay le chef plus blanc, il est tiré du quatrième livre des « Odes » publié en 1550. On voit que le choix de l'auteur n'est pas anodin, car il réunit en un recueil des poèmes qui ont en commun une vision de l'amour dans sa dimension exaltante et passagère. La mort n'est jamais loin… Le langage utilisé est ce que l'auteur appelle un « langage tonal élargi ». Le discours musical ne fait pas redondance avec les poèmes mais les éclaire continuellement. Le chant est lyrique, mais avec beaucoup de pudeur et de retenue.