On commence à mieux connaître et apprécier ce compositeur élève de Nadia Boulanger, né en 1898 et mort en 1999 mais qui cessa volontairement d’écrire en 1984. Cette œuvre de 1955, difficile d’exécution mais limpide par une écriture personnelle qui reste toujours compréhensible, comporte deux parties qui s’enchaînent. Si le basson a la part belle avec notamment une cadence ad libitum, le piano n’est pas en reste. Loin d’être un simple accompagnateur, il joue un vrai rôle de partenaire. Le 6/8 de la deuxième partie est particulièrement lyrique et envoûtant.