Alexandre OUZOUNOFF : Summer Street. Summer Street. zampoñas et 2 bajones). Delatour : DLT2717.

Créée à Tokyo par le quatuor « Les Franc Bassons », cette oeuvre, qui leur est dédiée, vise à décrire les grandes avenues ensoleillées de la côte ouest des Etats-Unis. Décrire ? En fait non. Plutôt évoquer. L’auteur nous dit qu’il s’agit d’un « travail sur les éléments naturels ». L’oeuvre fait appel à toutes les possibilités du basson, aussi bien dans le grave que dans l’aigu. Tantôt planant, tantôt véloce en gammes descendantes, le basson nous fait rêver. Mais plutôt que de décrire la partition, il vaut mieux aller l’écouter sur YouTube où on peut l’entendre intégralement jouée par ses créateurs : https://www.youtube.com/watch?v=QjsJBnPpGbU*

Max MÉREAUX : Retrouvailles pour basson et piano. Fin de 1er cycle. Sempre più : SP0222.

L’ensemble, en do Majeur, se déroule à 9/8 dans une atmosphère joyeuse et bon enfant. La fin du morceau est marquée par une cadence d’abord du basson puis du piano. Le tout se termine dans la même atmosphère de bonhommie tranquille. Basson et piano mènent ensemble un agréable contrepoint qui fait du pianiste un vrai compagnon et constitue ainsi une bonne initiation à la musique d’ensemble. Il existe une version pour saxhorn.

Pascal PROUST : Petit trot pour basson et piano. 1er cycle. Sempre più : SP0220.Il suffit de fermer les yeux pour voir passer la carriole tirée par un vaillant petit cheval. S’agit-il de musique descriptive ? Pourquoi pas ? Ce n’est pas un gros mot ! Mais c’est plus que cela, c’est toute une promenade variée qui se déroule devant nous. Si le piano contribue très fortement à donner l’impression de trot, ce n’est pas son seul rôle. Et les deux instruments folâtrent avec bonheur. C’est donc une jolie pièce bien agréable à entendre et à jouer

 

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 A l'ombre du Vésuve

Bernard COL : A l'ombre du Vésuve. 5 pièces pour basson et piano. Delatour : DLT2581.

Les cinq pièces qui composent ce recueil nous reportent quelques jours avant l'engloutissement d'Herculanum et Pompéi. La première, Memento mori (Souviens-toi que tu es mortel) nous met immédiatement en situation. De niveau fin de premier cycle pour le basson, elle installe une ambiance oppressante avec ensuite un ostinato du piano pour un retour à l'ambiance du début.

Max MÉREAUX : Cantiga

pour basson seul. Moyen. Lafitan : P.L.3038.

Une belle cantilène encadre une partie non moins lyrique mais plus agitée. La difficulté, dans ce genre d'œuvre, résulte moins de la technique, certes exigeante, mais de l'intériorisation qu'il faut faire de cette musique pour en donner une interprétation convaincante. Sans cela, ce peut être une simple suite de notes sans beaucoup d'intérêt. Or c'est loin d'être le cas et cette œuvre mérite vraiment qu'on s'y attache et qu'on la comprenne de l'intérieur. Si le niveau technique est « moyen », cela ne veut pas dire qu'elle ne peut pas constituer une véritable pièce de concert.

Remember  pour basson et piano.

Elémentaire : P.L.2962.

De quoi faut-il faire mémoire ? L'auteur ne nous le dit pas… Serait-ce de la mort de Charles I° d'Angleterre dans Vingt ans après de Dumas père dans le chapitre qui porte ce titre ? Quoi qu'il en soit, cette pièce à la fois mélancolique et balancée, avec son rythme ternaire, fait penser à une barcarolle. Thème, développement, cadence et reprise du thème s'y succèdent avec grâce et élégance. Le tout est fort joli.

Alexandre OUZOUNOFF : Spring boulevard  pour basson et piano. Fin 1er cycle. Sempre più : SP0159.

Cette commande du Conservatoire de Bondy possède un air un peu dégingandé qui plaira sûrement aux amateurs d'une musique un peu goguenarde. Le style en est donc bien agréable et on déambulera volontiers le long de ce « Spring boulevard ».

 

 

 

Alexandre OUZOUNOFF : Marco Polo l'avait bien dit  pour basson et piano. Deuxième cycle. Sempre più : SP0104.

S'agit-il de l'explorateur ou de la série télévisée ? Peu importe. La pièce est pleine de dynamisme. Piano et basson dialoguent à part égale dans un mouvement haletant avec de temps en temps des « poco più lento » qui aèrent le discours. Il y a donc beaucoup de dynamisme dans un langage atonal et harmonieux.

 

Pensée à Monandre  pour basson et piano

Pascal CHARTON, Pascal SAINT-LÉGER : Pensée à Monandre  pour basson et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2960.

 

Pensée à une seule étamine ? Le titre peut paraître énigmatique. Peu importe : la pièce est belle, variée, poétique. Trois parties s'enchainent. Dans la première, le basson est nettement le soliste,

Frédéric LEDROIT : Strate  op.52 pour basson et orgue. Delatour : DLT2149.

On lira avec beaucoup d'intérêt sur le site de l'éditeur la présentation très objective que l'auteur fait de son œuvre. Celle-ci est née d'une double constatation : basson et orgue « sonnent » très bien ensemble et, à part les transcriptions, il n'existe pas de répertoire pour cet assemblage. Ecrite pour un instrument moyen à deux claviers et pédalier, cette pièce ne réduit pas l'orgue, comme le dit avec humour l'auteur, à un simple bourdon de 8' ! Faisant appel à toutes les ressources de couleur des deux instruments, cette œuvre est pleine de charme, de vie, en un mot, de musique.

 

Ivan JEVTIC : Sonate pour basson et piano, LE CHANT DU MONDE (www.chantdumonde.com  ), BP4706,  Piano : 27 p. (non paginées à partir de la p. 3) (+ partie basson, 7 p.).

Ivan Jevtic, élève d'O. Messiaen à Paris et d'Alfred Uhl à Vienne, privilégie beaucoup la musique de chambre. Sa Sonate pour basson et piano (Paris, Belgrade, 2005) est, au début, de caractère enjoué. Structurée en 3 mouvements contrastants :  Allegro con spirito-Maestoso-Allegro strepitoso, elle exige du basson une bonne maîtrise du staccato, mais aussi du jeu lié (traits de triolets de croches et quintolets très chromatiques) mettant la mélodie en valeur, et, du piano, une indépendance des deux mains, la précision dans l'alternance et une grande virtuosité (batteries de triples-croches, notamment). Quant aux deux interprètes, ils doivent respecter impérativement les phrasés et faire preuve d'une belle connivence.

 

Maurice JOURNEAU : Caprice pour basson et piano. Fortin-Armiane : EFA73.

On commence à mieux connaître et apprécier ce compositeur élève de Nadia Boulanger, né en 1898 et mort en 1999 mais qui cessa volontairement d’écrire en 1984. Cette œuvre de 1955, difficile d’exécution mais limpide par une écriture personnelle qui reste toujours compréhensible, comporte deux parties qui s’enchaînent. Si le basson a la part belle avec notamment une cadence ad libitum, le piano n’est pas en reste. Loin d’être un simple accompagnateur, il joue un vrai rôle de partenaire. Le 6/8 de la deuxième partie est particulièrement lyrique et envoûtant.

 

Michel CHEBROU : Bassanello pour basson et piano

Préparatoire. Lafitan : P.L.2774.

Si elle est classique par l’harmonie, les marches harmoniques et autres procédés bien connus, cette pièce l’est moins par la succession à intervalles irréguliers de mesures à deux temps et à trois temps qui cassent en quelque sorte la carrure.

Francis COITEUX : Jeux à marée basse pour basson et piano

Premier cycle. Sempre più : SP0099.

Ces jeux divers forment comme une petite sonate dont les mouvements s’enchaînent.

Michel CHEBROU : Dumka pour basson et piano

Débutant. Lafitan : P.L.2812.

Pascal PROUST : Les souris dansent

pour basson et piano. Fin premier cycle. Sempre più : SP0072.

Voici un plaisant bal où des danses variées s’enchaînent pour le plus grand plaisir des jeunes interprètes. La musique est gaie et très plaisante.

Michel NIERENBERGER : Pastorale et Réjouissance.

Pièce en deux mouvements pour basson et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2423.

Ces deux pièces au caractère contrasté sont un véritable dialogue entre les deux interprètes : le piano est un véritable partenaire et la mise en place supposera un vrai travail de musique d’ensemble. Changements de tempo, changements de caractère, cadences, tout cela contribue au charme de ces deux mouvements aux facettes multiples. Certes, il y aura beaucoup de travail, mais à l’arrivée, beaucoup de plaisir.

Marc LYS : Anecdotes

pour trombone et piano. Deuxième cycle. Sempre più : SP0071.

La première pièce est un Andante très chantant mais non sans caractère. La deuxième est un allegro à l’allure de valse fort agréable. Piano et basson dialoguent quasiment à égalité. L’écriture évoque Fauré dans une ambiance poétique qui n’exclut pas une pointe d’humour. C’est de la très bonne musique.

Charles BALAYER : Swingin’ Bassoons

pour 2 bassons. Delatour : DLT2184.

De niveau assez difficile, cette pièce constitue en effet un délicieux « swing » ou les deux instruments alternent chant et basse. Si on veut en avoir une idée précise, il suffit de se rendre sur le site : la référence donne accès à une interprétation intégrale de la pièce, ce qui est bien précieux !

Vacances méridionales

Michel NIERENBERGER : Vacances méridionales pour basson et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2629.

Méridionales sans doute, en tout cas, ce sont des vacances bien agréables et variées tant dans leur style, tantôt lyrique, tantôt très rythmé que dans la variété du parcours. Bien sûr, ces vacances seront aussi studieuses pour les jeunes interprètes, mais ils devraient in fine y trouver beaucoup de plaisir.

Max MÉREAUX : Cappricio

pour basson et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2619.

Cette pièce est pleine de vie et de jovialité. La partie de piano n’est pas très difficile. Ce sera ainsi une occasion de faire jouer ensemble deux jeunes interprètes. Il s’agit en fait de sympathiques variations sur une grille de deux fois quatre mesures. Peut-être le jeune bassoniste pourrait-il être invité à trouver d’autres variations sur la même grille ?

 Douce rivière

André TELMAN : Au clair de lune  pour basson et piano. Niveau 1er cycle, 2e année. Lafitan : P.L.2312.

Ce clair de lune est bien joli et bien romantique mais sans aucune mièvrerie. Piano et basson dialoguent agréablement dans une atmosphère évidemment nocturne. La partie de piano demande un niveau plus élevé que la partie de basson, mais est parfaitement jouable par un élève un peu avancé.