rès conforme à son titre, tiré du latin qui signifie « amertume », cette pièce entend illustrer la phrase de Khalil Gibran placée en épigraphe : « Ce qu'il y a de plus amer dans notre peine d'aujourd'hui est le souvenir de notre joie d'hier ». Elle y parvient pleinement par le lyrisme grave et sombre du timbre de l'alto ainsi que par les différents paysages mentaux qu'elle nous révèle. L'ensemble est mélancolique à souhait même si, parfois, un sourire se fait jour à travers les larmes. Le langage évolue dans un univers de tonalité élargie. C'est une œuvre attachante à découvrir.