Claude-Henry JOUBERT : Douze études de concert pour alto seul. 3ème cycle. Sempre più : SP0243.

Claude-Henry Joubert n’a pas oublié que parmi ses nombreux prix se trouve celui d’alto. Les études qu’il nous propose ici sont à la fois le produit de sa connaissance de l’instrument et de son immense talent de compositeur. Si ce sont bien des études destinées à faire progresser la technique de l’instrumentiste, ce sont aussi des ambiances musicales indiquées par un titre, ou des références à des « incontournables » : la première étude est un arrangement du premier prélude du Clavier bien tempéré, la huitième, des variations sur le Carnaval de Venise, la douzième des variations sur le thème du 24ème caprice de Paganini. Bref, l’auteur nous prouve, s’il en était besoin, que virtuosité et musique peuvent faire bon ménage

Yves BOUILLOT : Chant et danse. Pièce en deux mouvements pour alto et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.2973.

Le « Chant » fait penser à une marche solennelle bien classique mais en fait non dépourvue de surprises, par les harmonies qui l’accompagnent et par la modulation subite en pizzicati qui la coupe soudain. Quant à la deuxième pièce, elle a des allures de danse paysanne ou de danse populaire mais elle non plus n’est pas sans surprises et comporte notamment quelques hémioles. La partie de piano, si elle peut être jouée facilement par un élève, le sera plus aisément par un pianiste de second cycle. L’ensemble est en tout cas fort plaisant.

 

César FRANCK : Sonate arrangée pour piano et alto. Urtext. Bärenreiter : BA10918.

En même temps que l’original pour violon, les éditions Bärenreiter publient les versions pour alto et violoncelle de cette célèbre sonate. On y retrouve la préface de l’édition pour violon ainsi que l’historique de la version pour alto, sur laquelle on sait peu de chose. La partie de piano est identique à celle de l’original pour violon. L’arrangement de Douglas Woodfull-Harris s’inspire très largement de la transcription pour violoncelle et piano mais, en raison de la tessiture de l’alto, reste plus proche de l’original.

Matthieu STEFANELLI : Praeludium et Organum pour alto solo (ou violoncelle). Difficile. Delatour : DLT2698.

Ce court diptyque est écrit primitivement pour alto mais c’est la version pour violoncelle qui fut créée la première le 17 août 2014 au Festival des Chapelles de l’île de Groix. C’est d’ailleurs l’écoute de musiques polyphoniques de la Renaissance qui inspira le compositeur. Le Preludium, sur la corde de la, est écrit dans cet esprit, ainsi que l’Organum. La partition contient les deux versions avec leurs doigtés propres.

 Romance sans paroles

Félix MENDELSSOHN : Romance sans paroles n° 1 op. 19. Transcription pour alto et piano de François MÉREAUX. Préparatoire. Lafitan : P.L.3040.

Ces œuvres de Mendelssohn ont été bien souvent transcrites, notamment la célèbre « Chanson de printemps ». Celle-ci est également très connue. La transcription a donné lieu à une transposition. Sinon, l'ensemble est très fidèle à l'original et on ne peut que se réjouir du fait que les altistes puissent ainsi découvrir une si belle œuvre. Et puis ce sera sans doute l'occasion de leur faire découvrir l'original… et les autres Romances sans paroles.

 

 Six esquisses pour alto seul

Paul COLLIN : Six esquisses pour alto seul. 3ème cycle. Sempre più : SP0233.

Ces six courtes pièces possèdent chacune leur caractère propre. On peut parler de six petits tableaux très variés, pleins de vigueur autant rythmique que mélodique. Elles sont faites pour être enchainées.

 Le spiccato dans les traits d'orchestre pour alto

Jacques BORSQARELLO – Laurent VERNEY : Le spiccato dans les traits d'orchestre pour alto. Troisième cycle. Sempre più : SP0193.

Dans leur préface, les auteurs expliquent comment cette technique spécifique de coup d'archet s'est perfectionnée à partir du célèbre altiste et pédagogue français Maurice Vieux en se transmettant notamment par Serge Collot. Ce volume regroupe donc dix-neuf traits d'orchestre, de Mozart à Prokofiev, qui permettent aux altistes de travailler et d'améliorer ce coup d'archet indispensable pour l'interprétation des œuvres du répertoire.

 Sonatina III.

Ignace PLEYEL ( : Sonatina III.  Transcription pour alto et piano de François Méreaux. Elémentaire. Lafitan : P.L.2778.

Les musicologues s'intéresseront aux sources de cette transcription. Disons tout simplement qu'elle est très bien faite et constitue ainsi une véritable petite sonate pour alto et piano où chaque instrument joue son rôle. La partie de piano peut également convenir à un pianiste de niveau élémentaire ou moyen. C'est de la très agréable et très bonne musique.

 

Albert ROSS : Petit concerto

op. 6 pour violon et piano. Transcrit pour alto. Révision : Frédérick Forti. Combre : CO 6798.

On se reportera à la recension ci-dessus de l'œuvre pour violon.

Rezsö SUGÁR : Concertino

pour violon et piano. Transcription pour alto par Frédérick Forti. Préparatoire. Combre : CO 6799.

Cette œuvre d'un compositeur hongrois élève de Kodaly est tout à fait intéressante par la couleur typique qui s'en dégage, même s'il ne s'agit pas, bien entendu de folklore. On peut entendre, jouée par un élève, la version pour violon sur YouTube. Cette version pour alto est, transposée une quinte plus bas, la réplique fidèle de la version pour violon.

Laurent COULOMB : Amara  pour alto et piano. Assez facile. Delatour : DLT2578.

rès conforme à son titre, tiré du latin qui signifie « amertume », cette pièce entend illustrer la phrase de Khalil Gibran placée en épigraphe : « Ce qu'il y a de plus amer dans notre peine d'aujourd'hui est le souvenir de notre joie d'hier ». Elle y parvient pleinement par le lyrisme grave et sombre du timbre de l'alto ainsi que par les différents paysages mentaux qu'elle nous révèle. L'ensemble est mélancolique à souhait même si, parfois, un sourire se fait jour à travers les larmes. Le langage évolue dans un univers de tonalité élargie. C'est une œuvre attachante à découvrir.

  Jean-Claude AMIOT : Berceuse pour Lara  pour alto et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2822.

Cette agréable berceuse permettra au jeune altiste de montrer toute sa sensibilité dans ce joli chant tout à fait modal. La partie de piano, très simple permettra de faire jouer ensemble en musique de chambre deux élèves de petit niveau, ce qui est tout à fait appréciable notamment pour les pianistes.

Rose-Marie JOUGLA : Suite nostalgique.  12 pièces courtes pour alto et piano. Moyen. Delatour : DLT2514.

Ecrites à la mémoire de Joseph La Marca, professeur au CRD d'Aix-en-Provence, ces pièces évoquent à travers les douze mois de l'année des paysages et des ambiances nostalgiques « en souvenir des temps joyeux ». Piano et alto dialoguent constamment et devront se mettre à l'unisson de l'ambiance de chacune des pièces. La nostalgie n'est pas exempte d'humour, comme dans le Tango dingo ! du mois de juillet. On notera aussi le côté « enseignant » du calendrier utilisé : il commence en septembre pour se terminer en août…

Rose-Marie JOUGLA : Le blanc berceau  pour alto et piano. Niveau moyen avancé. Delatour : DLT 2517.

Enregistrée avec beaucoup de sensibilité par Magali Demesse, alto solo de l'orchestre Philharmonique de l'Opéra de Marseille, et l'auteur au piano, cette très jolie berceuse devrait faire le bonheur de ses interprètes. Dédiée à sa fille, cette pièce « est une berceuse pour calmer un enfant qui pleure, le menant doucement jusqu'au sommeil. La partie du piano évoque le balancement du berceau et les pleurs de l'enfant (accords dissonants) ; la partie d'alto évoque une mélodie chantée par la maman. La tonalité mineure du début fait place à la tonalité majeure pour la réexposition du thème, instant où l'enfant s'est calmé (accords moins dissonants). La fin de la pièce évoque le balancement du berceau qui peu à peu s'arrête : chut ! L'enfant s'est endormi… » Qu'ajouter à ce commentaire ? L'auteur propose également une version pour violon et une version pour flûte.

 

Rose-Marie JOUGLA : Tzigana  pour alto et piano. Difficile. Delatour : DLT2516.

Cette œuvre a été écrite pour Magali Demesse, alto solo de l'orchestre philarmonique de l'Opéra de Marseille. Il s'agit donc d'une œuvre de concert, à la fois virtuose et demandant beaucoup d'engagement. Passionnée, mais aussi mélancolique et profondément lyrique, cette pièce correspond parfaitement à son titre.

Jean Sébastien BACH : Passion selon Saint Matthieu, chorals  pour quatre altos. Arrangement : Jacques Borsarello. Fin 1er cycle, début second cycle. Sempre più : SP0153.

Jacques Borsarello avait déjà entrepris le même travail pour onze chorals de la Passion selon Saint jean, et nous avions dit dans notre lettre 78 de février 2014 tout le bien que nous pensions de ce travail. Nous en diront autant aujourd'hui : les onze chorals proposés ont été transcrits avec un soin scrupuleux. Et les élèves tireront de leur fréquentation un profit inestimable.

Lina TONIA : Neuma  pour alto solo. Supérieur. Sempre più : SP0143.

Il s'agit de l'œuvre lauréate du concours de composition organisé par l'Association Franco-Européenne de l'Alto dans le cadre du congrès Viola's 2014 (avril 2014, Paris). L'écriture est résolument contemporaine, faisant appel à toutes les nouvelles techniques de l'instrument. On  appréciera l'expressivité et la poésie de la pièce de cette jeune compositrice grecque qui a déjà à son actif un grand nombre d'œuvres de premier plan.

Konzertstücke für bratsche und klavier

Kurt SASSMANNSHAUS : Konzertstücke für bratsche und klavier  (Choix de Pièces de concert pour alto et piano). Bärenreiter : BA 9697.

Grieg, Fauré, Dvořák, Wieniawski figurent en bonne place dans cet album de pièces qui pourront aussi servir de « bis » dans des récitals. Le choix est à la fois éclectique et judicieux et rendra service aux altistes tout en leur faisant découvrir d'autres pièces moins connues mais non moins intéressantes.

 

Paul STERNE : Poème d'hiver  pour alto et piano. Assez facile. Delatour : DLT2480.

 

Calme et expressif, c'est le caractère indiqué par l'auteur, et qui caractérise au mieux cette pièce où l'alto et le piano dialoguent tendrement.

Sonate  pour alto solo

Nicolas CHEVEREAU : Sonate  pour alto solo. Delatour : DLT2492.

 

Deux mouvements pour cette sonate : Prélude et Danse. Le Prélude comporte quatre parties : Recueilli, Très mystérieux et lointain, Tempo de valse modéré et Tempo I.

Pascal JUGY : Velours pour alto et piano. Moyen. Delatour : DLT1107.

Voici ce qu’en dit l’auteur : « Je l’aime cet alto; j’aime sa douce force intérieure, le moelleux de sa voix quand il s’étire et prend son temps… Alors j’entends la voix de Shenn et le bugle de Pierrot. ». On peut dire que l’œuvre répond effectivement à cette ambiance toute de délicatesse et de douceur, mais sans aucune mièvrerie.

 

Claude-Henry JOUBERT : Quatre contes de Charles Perrault : 1

Le petit chaperon rouge, (première année) II – Les souhaits ridicules, (deuxième année) III – Le Chat botté, (troisième année) IV – Cendrillon (quatrième année) librement adaptés pour alto avec accompagnement de piano. Sempre più : SP0111, SP0112, SP0113 & SP0114.

Quel que soit le conte, il est conseillé à chaque fois d’aller lire le texte original ne serait-ce que pour voir quelle liberté l’auteur a pris avec tel ou tel récit, notamment pour le Petit Chaperon Rouge où la liberté de l’auteur consiste à prendre la version optimiste…