Pascal PROUST : Puzzle pour trombone et piano. Fin 2ème cycle. Sempre più : SP0276.

Cet assemblage d’ambiances diverses constitue cependant un ensemble tout à fait cohérent. L’œuvre s’ouvre sur quinze mesures « maestoso » de caractère solennel. Vient ensuite un « giocando » sautillant à souhait qui débouche sur un « Largo » très lyrique marqué par un accompagnement en accord sur chaque temps du piano pour aboutir à une introduction très lente de ce même piano qui mène à une cadence libre. Le tout se termine par un Allegro syncopé débouchant, più vivo, sur une cadence massive de fa Majeur. Tout cela est plein de variété et d’intérêt. Aux interprètes de savoir réaliser, avec les différentes pièces de ce puzzle, une image convaincante.

Yves PIGNOT : Tu viens jouer ? Trombone et piano. Quatre pièces pour les premières années. Les Editions Buissonnières EB-2-238.

Ces petites pièces ont été conçues pour être jouées par deux instrumentistes de même niveau dans le but de découvrir et de « prendre goût à la musique de chambre sans être accompagné par un professionnel ». Les Seize mesures de la première pièce Le Trombiano équilibrent bien le travail entre les deux instruments. Dans L’étromphant, les deux mains du pianiste jouent à l’octave, tandis que le tromboniste travaille les doubles croches répétées, avec articulations et jeu de coulisse. Trombiano part au brésil sur un air dansant et syncopé. Tu m’attrap’ras pas, na ! fait alterner le jeu des deux instruments en petites cellules mélodiques et rythmiques. Dans la même série : « Tu viens jouer ? Violon et piano ».

Rémi MAUPETIT : La valse des pupitres pour trombone et piano. Débutant. Lafitan : P.L.3017.

Pourquoi faire valser les pupitres ? Est-ce une allusion au caractère réputé badin des cuivres ? Quoi qu’il en soit, cette petite valse est bien agréable, gentiment classique avec sa partie médiane à la dominante et le retour du thème qui se termine par la traditionnelle « coda » qui, bien que n’étant pas nommée, est bien là, cependant ! Le tout est délicatement parodique mais avec beaucoup de grâce et de discrétion. L’introduction de piano, qui se termine par deux mesures introductrices semblables, permettrait même au tromboniste distrait de ne partir qu’un peu plus tard… selon un procédé bien connu des instrumentistes facétieux ou humoristes !

Eddie SOUCHOIS : 6 quatuors de trombones pour le 1er cycle. Sempre più : SP0241.

Les titres humoristiques des six pièces traduisent bien leur ambiance joyeuse. On ne s’ennuiera pas à les travailler ! La dernière permet d’agréger même des débutants à l’ensemble. En effet, ces quatuors peuvent se jouer à parties doublées ou triplées sans inconvénient. L’ensemble est solidement tonal, ce qui n’empêche pas chaque pièce d’avoir un caractère qui lui est propre. De Diabolo fraise à la Petite marche sur les bords de l’Orge en passant par Ça valse, et toi ? on ne risque pas de s’ennuyer. Est-il utile de rappeler que l’Orge est une rivière de l’Essonne, lieu où enseigne notre compositeur…

 pour trombone et piano. 3e cycle. SP0239.

Le titre est difficile à porter… mais l’œuvre est très dense et d’une poésie réelle. Le trombone assure dans la première partie un chant à la fois sombre et poétique ponctué par les accords charnus du piano. La deuxième partie « più mosso e molto espressivo » fait dialoguer les deux instruments. Le « tempo primo » revient enfin pour s’enfoncer, pianissimo, dans une nuit profonde. L’intérêt musical est certain et ce songe ne devrait pas laisser ses interprètes indifférents.

La plume au vent

Jérôme NAULAIS : La plume au vent pour trombone et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2986.

Commençant par un « tranquille » déroulant une jolie mélodie très chantante, le morceau se continue par une « danse » dont le thème justifie pleinement le titre de l'œuvre, thème qui passe du piano au trombone avant de se transformer en une joyeuse danse paysanne. Commençant en si bémol Majeur puis se poursuivant en fa, la pièce se termine par un brillant la bémol Majeur qui éclate dans un paroxysme bien excitant. L'ensemble est varié, fort agréable et roboratif. Vive la plume au vent !

 

L'elfe de cristal

Rose-Marie JOUGLA : L'elfe de cristal pour trombone et piano. Assez facile. Delatour : DLT2626.

Il est bien joli cet elfe qui nous parle par des phrases très expressives soutenues par un accompagnement délicat dans des harmonies qu'on pourrait qualifier de debussystes. Si cette pièce possède une visée pédagogique, c'est au service de la musique. Et c'est là où on pourra juger du sens musical des jeunes interprètes.

 

Chat flâneur

Rose-Marie JOUGLA : Chat flâneur. Assez facile. Delatour : DLT2625.

Ce bon gros chat se promène tranquillement. A peine a-t-il l'idée de se lancer après une proie qu'il renonce aussi vite… L'ensemble est facile et ne fait pas appel à la clé d'ut 4°. La partie de piano accompagne non moins placidement le félin dans sa marche un peu nonchalante.

 

 Prince Nénuphar

Rose-Marie JOUGLA : Prince Nénuphar pour trombone et piano. Moyen. DLT2627.

Bien que le mouvement métronomique soit donné à la croche, il faut évidemment « penser » cette pièce à la noire pointée. Notre nénuphar princier ondule avec grâce dans un 6/8 à la fois lyrique et épanoui. Les modulations délicates ne font jamais oublier le ré majeur finalement triomphant. L'ensemble est très joli et devrait plaire tant aux interprètes qu'au public.

 

 Alerte dans la citadelle

André TELMAN : Alerte dans la citadelle pour trombone et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.2990.On pourra facilement imaginer plein d'évènements autour de cette « alerte ». Si le début commence comme des appels de trompette, le milieu, rapide et mouvementé, fait penser à une attaque ou tout autre évènement inattendu. Une cadence non moins mouvementée conduit à un retour au calme : l'alerte est terminée ! Le langage employé, sans être déroutant, est suffisamment dépaysant pour créer une atmosphère exotique. Piano et trombone dialoguent tant dans le lyrisme que dans l'héroïsme. L'ensemble est fort plaisant.

 

 

Le trombone dans l'imaginaire du compositeur

Dominique DELAHOCHE – Thomas ROCTON : Le trombone dans l'imaginaire du compositeur. Choisir et écrire des sons pour les trombones. Lemoine : HL29116.C'est une véritable somme à l'usage des compositeurs et des instrumentistes que nous offrent ici les deux auteurs, tous deux trombonistes reconnus. Partant de la facture de l'instrument, ils nous présentent la conception et les éléments du résonateur-trombone, les différents trombones et la manière de composer un pupitre de trombones, l'ensemble des paramètres du jeu de l'instrument, et bien d'autres choses solidement argumentées et expliquées avec force détails, schémas, exemples… Bref, cet ouvrage tout à fait original permettra de mettre en valeur et de tirer le meilleur parti de ce remarquable instrument dont on est loin de soupçonner toutes les ressources.

 

Régis CARROUGE : Pauvre Souris  pour trombone et piano. Fin de deuxième cycle. Delatour : DLT2311.

Voici une pièce bien réjouissante. Si la souris (verte) court dans l'herbe quelques instants, elle a vite fait de se perdre entre les jambes des enfants de la cour de récréation où nous entraine l'auteur. De la joie aux larmes, de l'excitation à la rêverie en passant par tous les sentiments possibles, de courts fragments nous font vivre ce kaléidoscope aux multiples facettes. L'ensemble est bien séduisant.

Concertino  pour trompette B b (ou cornet) et piano.

Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.2825.

Il y a effectivement plusieurs instants, chacun comportant des humeurs variées… Le tout donne une pièce assez fantasque et bien plaisante qui sollicite toutes les qualités rythmiques et mélodiques des deux interprètes.

Rémi MAUPETIT : Parfums d'hiver  pour trombone et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2873.

Rémi MAUPETIT : Parfums d'hiver  pour trombone et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2873.

Il y a deux parties dans ces Parfums d'hiver. La première est un allegro caractérisé. Pourquoi nous fait-il tant penser à une page de Maurice Yvain dans Ta bouche ? Simple coïncidence, ou clin d'œil volontaire ? Peu importe : le résultat est tout à fait réjouissant. La deuxième partie nous entraine dans une valse non moins réjouissante quoiqu'un peu plus mélancolique. Ces parfums sont en tout cas fort agréables.

Jacques TOULON – Marcel JORAND : Saltimbanques.  Suite pour trombone et piano. N° 2. Diabolos. Préparatoire. Lafitan : P.L.2953.

 

Les diabolos volent dans les airs, sautent, rebondissent… Les deux interprètes devront eux-mêmes faire preuve d'une grande dextérité. Cette pièce possède un aspect réjouissant mais et parfois aussi un peu inquiétant, ce qui n'exclut pas une partie plus lyrique. L'ensemble est aussi varié que plaisant.

Brises.  Capriccio pour trombone et piano

Pascal CHARTON – Pascal SAINT-LEGER : Brises.  Capriccio pour trombone et piano. Supérieur. Lafitan : P.L.2952.

Voici une œuvre aux multiples facettes. Variété des mouvements, souplesse des rythmes, tout se trouve dans ces brises… Notons que la partie de piano n'est pas très difficile, même si l'instrument est un partenaire à part entière. Quant au trombone, il devra faire montre autant de ses qualités de vélocité que de celles de chanteur… de charme !

Cool Lys  pour trombone et piano. Fin 2éme cycle.

Marc LYS : Cool Lys  pour trombone et piano. Fin 2éme cycle. Sempre più : SP0128.

Sur un rythme de bossa-nova, l'auteur nous déroule un thème un peu dégingandé et narquois, un peu mélancolique aussi, qui a belle allure. La partie de piano n'est pas franchement facile : le duo est un vrai duo où le piano n'est pas simple accompagnateur mais donne la réplique à son partenaire. L'ensemble est plein de charme narquois, dans l'esprit du titre...

Totems  pour trombone et piano.

Pascal PROUST : Totems  pour trombone et piano. Fin premier cycle. Sempre più : SP0120.

Après une introduction de piano, un thème se déploie moderato puis s'augmente jusqu'à une nouvelle intervention du piano qui conduit à une cadence lento qui débouche sur un joyeux allegro moderato détaché pour finir en s'évanouissant. Ces totems sont variés et bien agréables.

Alain GUIGOU : Romantica  pour trombone et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2869.

Voici une pièce qui mérite bien son nom : le trombone devra faire preuve d'un romantisme de bon aloi pour interpréter cette œuvre qui lui permettra, vers la fin, de terminer sinon en fanfare, du moins dans une veine assez triomphale.

 

Claude-Henry JOUBERT : Les oies du capitaine.  Une enquête du commissaire Léonard avec accompagnement du professeur. Fin du 1er cycle. Lafitan : P.L.2803.

Le « mode d'emploi » de cette partition est indispensable à une bonne mise en œuvre. En effet, élève et professeur sont confrontés à deux improvisations au cours de ce morceau, ou plutôt à deux compositions. C.-H. Joubert nous rappelle que « Composer n'est pas une activité réservée aux adultes savants. Le mot « composer » vient du latin cum-ponere, « poser avec ». On peut composer un menu ou un bouquet. Le compositeur de musique ne « crée » pas, il dispose, à sa façon, les éléments d'un matériau sonore existant. » Outre l'humour de l'histoire et des thèmes proposés, on retiendra le côté « ouvert » de l'œuvre puisque la solution de l'énigme est laissée aux interprètes… On pourra bien sûr mettre en scène ces « Oies du capitaine » !

 

Max MÉREAUX : Feuille d'automne pour trombone et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2735.

Le rythme berceur à 12/8 évoque bien une atmosphère d'automne. Promenade en forêt où en longeant un canal ? Qu'importe : les images jailliront facilement dans la tête des interprètes de cette très jolie pièce habilement construite. Il y a beaucoup de charme dans cette musique simple mais pas du tout simplette !

Pierre-Richard DESHAYS : Barricades pour trombone et piano

2ème cycle. Sempre più : SP0093.

« Fieramente », telle est l’indication qui ouvre cette pièce pleine de panache qui se déploie de plus en plus vigoureusement pour arriver à un fortissimo paroxystique.