Chants sacrés géorgiens

hants sacrés géorgiens. Jade (43, rue de Rennes, Paris VIe. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : 699 670-2.  TT : 47’01.

La musique religieuse géorgienne est assez proche de l’esthétique de la musique byzantine. Ce chant, pratiqué en langue liturgique géorgienne en usage dès le IVe siècle dans les monastères de l’un des plus anciens pays chrétiens, atteint son point culminant entre le Xe et le XIIe siècle. Ce disque comprend une sélection de chants géorgiens pour les temps de Noël et de Pâques, et d’illustre des formes typiques : Tropaire (courte prière chantée après chaque verset de psaume), Trisagion (chant de l’ordinaire) et Kondakion (série de 20 à 30 strophes chantées sur la même mélodie), avec aussi l’incontournable Hymne des Chérubins.  Ce chant polyphonique est également cultivé en Bulgarie et même en Palestine, dans les monastères du désert du Sinaï. Ce répertoire est replacé dans ses divers contextes. Il est particulièrement mis en valeur par les voix lumineuses et prenantes du chœur Harmonie géorgienne placé sous la direction autorisée de Nana Peradze.

Quatuor à cordes.

Claude DEBUSSY, Gabriel FAURÉ, Maurice RAVEL : Quatuor à cordes.  Quatuor Ébène.  Virgin Classics : 519045.  TT : 79’.

Quatre jeunes gens dans le vent qui engrangent les succès, jouent dans leur récent CD pas moins que les opus de Debussy et de Ravel auxquels ils ajoutent celui de Fauré.  L’empathie pour ces pièces est admirable, la façon de trouver le ton juste, la cohérence dans les fluctuations du tempo, l’art de souligner l’accent et de modeler la sonorité, l’extrême lisibilité du discours, même dans les passages les plus exposés.  Et tout cela sans jamais forcer le trait.  Il y a là un mélange de fougue juvénile et d’étonnante maturité.  La maîtrise instrumentale est tout aussi fascinante, d’une précision dans l’attaque qui sait ne pas être rude, apte par sa fluidité à abonder les couleurs irisées, les atmosphères joyeuses et mélancoliques.  Ils sont tout autant chez eux dans les fausses brumes debussystes que dans la virtuosité ravélienne.  Et combien à l’aise pour décrypter les mélismes fauréens, si épurés ici.

Sonate n°1 pour violoncelle et piano

Claude DEBUSSY : Sonate n°1 pour violoncelle et piano ; Valse « La plus que lente » ; Scherzo ; Intermezzo.  Francis POULENC : Sonate pour violoncelle et piano ; Suite française d’après Claude Gervaise ; Bagatelle, extrait du Bal Masqué ; Sérénade.  Jean-Guihen Queyras, violoncelle. Alexandre Tharaud, piano.  Harmonia Mundi : HMC902012.  TT : 62’47.

Rien a priori ne semble rapprocher la Sonate pour violoncelle et piano de Debussy de celle de Poulenc. Encore qu’à y regarder de près, comme le soulignent les deux interprètes, elles ont plus d’un élément en commun : la même admiration de la part de deux compositeurs pour les maîtres anciens, Couperin et Rameau chez le premier, la musique médiévale pour le second ; le même art de l’imprévisible ironique. Comment ne pas voir dans la Sonate de Debussy un chef-d’œuvre d’esprit.  La pièce de Poulenc offre un mélange de pofondeur et de style Dada, passant en un tour de main de l’humour au sérieux. La mise en perspective ne s’arrête pas là et nous vaut un florilège de courtes pièces empruntées à chacun des compositeurs.  Dans ce passionnant programme l’osmose entre les deux jeunes musiciens est totale, à l’aune de ce vrai esprit français fait d’élégance, de légèreté de ton et de délicatesse du jeu !

Felix MENDELSSOHN

Felix MENDELSSOHN : Prélude, op.104a n°2 ; Rondo Capriccioso, op.14 ; Romances sans paroles, op.38 n°2, op.19 n°2, op.102 n°5 ; Variations sérieuses, op.54 ; Caprices, op.33, n°2 et 3 ; Trois Études, op.104b ; Scherzo, op.16 ; Deux Lieder transcrits par Liszt ; Scherzo (extrait du Songe d'une nuit d’été), transcrit par Rachmaninov.  Bertrand Chamayou, piano.  Naïve : V5131.  TT : 65'.

Merveilleuse anthologie consacrée à Mendelssohn, en forme de « Liederabend sans paroles ». Ainsi du Rondo Capriccioso, plein d'esprit, d'un bouquet de Romances sans paroles qui comme les Mazurkas chez Chopin, fleurissent tout au long de sa vie créatrice, des Variations sérieuses dont Schumann soulignait « l'humeur farouche » et enfin des volubiles Études op.104.  Bertrand Chamayou y ajoute des transcriptions de Lieder où le génial Liszt enveloppe, dans un même geste, parties de piano et de chant, et du fameux Scherzo du Songe d’une nuit d’été, revu par Rachmaninov, délicat point d’orgue d’un captivant récital. Car, derrière ce jeune garçon sage, se cache une personnalité hors du commun.

Hommage à MESSIAEN

Hommage à MESSIAEN : Préludes pour piano. Catalogues d'oiseaux (deux extraits : La Bouscarde, L'Alouette Lulu ).  Quatre Études de rythme (deux extraits : Île de Feu, I et II).  Pierre-Laurent Aimard, piano.  Universal/DG : 00289 477 7452.  TT : 59'48.

Protégé du maître, élève de son épouse Yvonne Loriod, Pierre-Laurent Aimard rassemble un certain nombre de pièces pianistiques relativement négligées de Messiaen. « Écrites à des moments difficiles de son existence », ces compositions sont très contrastées.  Les Préludes (1928-1930), composés peu après la mort de sa mère, Claire Delbos, montrent déjà une totale maîtrise des possibilités de  l'instrument, dans la lignée de ses maîtres, Dukas et Debussy.  Une pièce comme Les sons impalpables du rêve... associe son et couleur, technique qui habitera bien des pages ultérieures.  Le sonorités sont cosmiques et l'harmonie des plus habiles, tels ce martèlement de sonorités, cette progression dynamique avec des effets de résonance comme