Piano Scores Unlimited.

Piano Scores Unlimited.  DVD-Rom.  IPE Music (Tél. : 02 51 32 20 35 . www.ipemusic.com).  59 €.

Il s’agit là – offre sans précédent - d’un ensemble de partitions utilisables, écoutables, imprimables, libres de droits, sans restriction aucune.  Soit 630 œuvres majeures (du domaine public), soigneusement doigtées et classées par niveau de difficulté, 2 500 pages de musique à imprimer et 26 heures d’écoute au format MP3.  Extraordinaire !

ROBINSON : Ailleurs sera demain

ROBINSON : Ailleurs sera demain.  Les Robinsonades, vol.4 (www.robinson.fr).  Récré-Actions.  L’Autre Distribution : JPCB-3111315.

Ravissant ensemble de 13 chansons, dont certaines en duo, avec Adaëlle ou Henri Dès, et le concours des neuf musiciens de l’excellent groupe caennais Gadjologie.  Séduira petits et grands.

MAGMA : Üdü Ŵüdü

MAGMA : Üdü Ŵüdü.  Coffret de l’œuvre intégrale, 11 volumes.  2009, Le Chant du Monde. 

Groupe mythique s’il en fut - créé en 1969 par le percussionniste et chanteur Christian Vander– Magma (que l’auteur de ces lignes avait eu le bonheur de convaincre naguère de venir se produire au lycée Jean-Baptiste Say où il enseignait) aura certes connu de fabuleux avatars.  Dans ses plus récents volumes - où jouent, autour de Christian Vander & Jannick Top, une dizaine de nouveaux musiciens -, nous retrouvons la stupéfiante énergie d’un groupe assurément unique en son genre, éructant plus furieusement que jamais le kobaïen, idiome de Kobaïa, leur planète originaire.

Café 1930.  Tangos

Café 1930.  Tangos.  Ensemble Contraste : Geneviève Laurenceau (violon), Arnaud Thorette (alto), Raphaël Merlin (violoncelle), Johan Farjot (piano, direction musicale). Zig-Zag Territoires (www.zigzag-territoires.com) : ZZT 090103.

Pour cette merveilleuse anthologie tanguera, les solistes & le Chœur de Paris-Sorbonne (dir. Denis Rouger), Raphaël Imbert (saxophone) et André Ceccarelli (batterie) se sont joints aux virtuoses du juvénile ensemble Contraste.  Savants arrangements, par Johan Farjot (www.johanfarjot.com), nouveau chef de l’Orchestre Paris-Sorbonne [notre photo], de tangos historiques : La Paloma, La Cumparsita, Adiós Muchachos, El día que me quieras, mais aussi de plus récents, d’Astor Piazzolla : Adiós Nonino, Oblivion, Café 1930, Contraste, La MismaPena, Milonga del ángel, Invierno Porteño, Tangata, Saint-Louis-en-l’Île…  Une réalisation qui fera date !

Klezmerola.  Jewish Music from rare piano rolls

Klezmerola.  Jewish Music from rare piano rolls.  Pianola interpretations by Bob Berkman.  Klezmerola (www.klezmerola.com) : PE 101.

Naguère enregistrés sur rouleaux, 21 thèmes – pour la plupart fort célèbres - du répertoire klezmer sont ici réunis pour notre plus grand bonheur

Dark was the night

Dark was the night. 2CDs.  Production : Aaron & Bryce Dessner.  A Red Hot Compilation (www.redhot.com) : DAD 2835CD.

Après 20 ans et la parution de 20 albums, cette belle compilation s’inscrit dans la tradition « out of business » de disques dédiés à la lutte contre le sida, au combat notamment en faveur du « safe sex ».  Le 1er album de la collection était dédié au « gay American songwriter » Cole Porter.  Dark was the night (titre emprunté au thème du bluesman Blind Willie Johnson, ici interprété par le Kronos Quartet) réunit une cinquantaine d’artistes indépendants de la nouvelle génération, mettant l’accent sur des thèmes traditionnels (blues de la Dépression, country, gospel…), arrangés et joués de manière contemporaine.

Erik SATIE : Avant-dernières pensées

Erik SATIE : Avant-dernières pensées.  Alexandre Tharaud, piano.  Avec la participation de : Éric Le Sage (piano), Juliette (chant), Jean Delescluse (ténor), Isabelle Faust (violon), David Guerrier (trompette).  Coffret de 2CDs Harmonia Mundi (www.harmoniamundi.com/satie2009) : HMC 902017.18.  TT : 2h07.

Avec ce coffret – comprenant l’essentiel de l’œuvre pour piano & de la musique de chambre de Satie, interprété par le merveilleux Alexandre Tharaud et quelques amis choisis – vous avez un nouvel « indispensable » pour votre discothèque.  Articulé autour des six Gnossiennes, le 1er disque (« Solo ») ne comporte pas moins de quarante-deux pièces - dont Le Piège de Méduse, sept pièces pour piano préparé Le 2nd disque (« Duos ») comprend, notamment, pour piano à quatre mains : Trois morceaux en forme de poire et La Belle Excentrique ; pour trompette & piano : La Statue retrouvée ; pour la voix : Chez le docteur, Allons-y Chochotte, Ludions, La Diva de l’Empire et l’inoubliable Je te veux !  Précipitez-vous !

Guillaume LEKEU (1870-1894) : Sonate pour violoncelle et piano (1888).

Guillaume LEKEU (1870-1894) : Sonate pour violoncelle et piano (1888).  Alain Meunier (violoncelle), Philippe Guilhon-Herbert (piano).  Saphir (www.saphirproductions.net)  LVC 1086.  TT : 50’29.

Compositeur belge rattaché à l’école française, mort à l’âge de 24 ans, Guillaume Lekeu n’a laissé que peu d’œuvres.  Composée par un tout jeune homme encore lycéen, cette Sonate – d’une densité étonnamment tragique et aux dimensions impressionnantes (plus de 50 minutes) - fut achevée par Vincent d’Indy (les 3 dernières minutes).  Elle est ici - dans tout son romantisme - superbement restituée.

Johannes BRAHMS : Les trois Sonates pour violon

Johannes BRAHMS : Les trois Sonates pour violon.  Patrice Fontanarosa (violon), Émile Naoumoff (piano).  Saphir (www.saphirproductions.net) : LVC 1100.  TT : 64’57.

Par le violoniste Patrice Fontanarosa, éminent héritier d’une dynastie d’artistes, et le pianiste Émile Naoumoff, ultime disciple de Nadia Boulanger, voici les trois Sonates op.78, 100 et 108 pour violon de Brahms – œuvres de la maturité du compositeur, étonnamment proches de l’esprit de la ballade ou du lied.  Une heureuse conjonction, à tous égards !

Johann Sebastian BACH : Concerto pour deux violons BWV 1043

Concerto pour violon BWV 1042, Concerto pour violon et hautbois BWV 1060.  Camerata de Lausanne.  Pierre Amoyal (violon & direction).  Maurice Bourgue (hautbois), Tedu Papavrami (2ndviolon).  Cascavelle (www.disquesoffice.ch) : VEL 3121.

Quel joie de retrouver, dans ce répertoire qui lui est cher, le grand violoniste Pierre Amoyal, jouant son Stradivarius « Kochansky », miraculeusement retrouvé en 1991 après qu’il lui fut volé en 1987.  Et qui plus est, à la tête de l’excellente Camerata de Lausanne, entouré de solistes de la qualité de Maurice Bourgue et Tedu Papavrami…

Joseph HAYDN : Concertos pour pianoforte

Joseph HAYDN : Concertos pour pianoforte, Hob. XVIII : n°4, 6 et 11.  Andreas Staier, Freiburger Barockorchester, dir. Gottfried von der Goltz.  Harmonia Mundi : HMX 2961854. TT : 61'.

Le genre du concerto pour clavier a été créé par Bach, et deux de ses fils, Wilhelm Friedrich et Carl Philipp Emmanuel, l'ont aussi célébré. Avant que Mozart ne lui donne ses lettres de noblesse, il sera pourvu par Haydn de quelques pièces intéressantes. Quoiqu'ils figurent comme genre relativement mineur dans sa production et aient été composés sur une période brève, les années 1750-60, on en dénombre neuf dont six seront authentifiés.  Il s'agit de pièces de genre facile qui répondent au canon du morceau de divertissement. Le 4e, dont la première édition a vu le jour à Paris où l'œuvre fut jouée au Concert Spirituel, offre une belle cadence à l'adagio et un finale rondo presto paré de curieux effets de balayage instrumental. Le n°6, pour piano et

Joseph HAYDN : Trios pour piano et cordes, Hob. X : 18-23.

Joseph HAYDN : Trios pour piano et cordes, Hob. X : 18-23.  Patrick Cohen, Erich Höbarth, Christophe Coin.  2CDs Harmonia Mundi : HMX 2968298.99.  TT : 114'.

« Les sonates pour le pianoforte avec accompagnement de violon et de violoncelle » jouées sur ce disque ont été composées en 1794-1795, lors d'un séjour de Haydn en Angleterre ; période d'intense production qui verra naître, entre autres, six des dernières symphonies dites « londoniennes »  et les quatuors à cordes op.71 et op.74. Plus que des sonates en trio, ce sont des musiques de divertissement qui mettent en valeur les trois instruments et pas seulement le clavier, encore que celui-ci s'émancipe lui aussi. Il n'est pas rare d'y rencontrer une large mélodie du violon. L'écriture est complexe mais toujours originale quant au choix des thèmes, eux-mêmes constamment renouvelés. Ces interprétations – qui reviennent sur le devant de la

Anton BRUCKNER : Symphonie n°7

Anton BRUCKNER : Symphonie n°7.  Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, dir. Karl Böhm.  Audite : 95.494.  TT : 64'34.

Cette exécution mérite de figurer au nombre des trésors d'archives. Tirée de celles de la Radio bavaroise, cette captation de concert (avril 1977) à Munich est un grand moment.  Troisième et dernière version enregistrée du maître et adornée d'une prise de son aérée, elle se distingue par un phrasé lyrique soutenu et une battue ample qui ne sombre pas dans le massif ou le grandiloquent. En grand chef d'opéra, Böhm sait ce que construction veut dire. Il laisse son orchestre se déployer naturellement, non sans précipiter le rythme çà et là comme pour renouveler l'intérêt. On pense à ses Wagner à Bayreuth.  L'allegro moderato est pris dans un allant certain et le finale offre cette variété de climats qui font tout le prix de cette musique qu'on a trop

Felix MENDELSSOHN : Concerto pour violon et orchestre, op.64

Felix MENDELSSOHN : Concerto pour violon et orchestre, op.64.  Trio n°1 avec piano, op.49. Sonate pour violon et piano (1838).  Anne-Sophie Mutter, violon, André Prévin, piano, Lynn Harrell, violoncelle.  Gewandhaus Orchester Leipzig, dir. Kurt Masur. Universal/DG : 477 8001. TT : 77'39.

Anne-Sophie Mutter revient à Mendelssohn, un compositeur auquel elle voue un véritable culte. Pour son deuxième enregistrement du concerto pour violon (le premier remonte à 1980, avec Karajan) elle a pour partenaires Kurt Masur, et surtout l'illustre Gewandhaus de Leipzig qui créa l'œuvre en 1845. Interprétation passionnée s'il en est, à l'aune du molto appassionato initial, pris dans un tempo fort allant, dont on sent qu'il est juste. La glorieuse maestria de la violoniste est là, avec ces ralentis qui lui sont coutumiers et auxquels il est difficile de résister. La fin prestissime confine à l'euphorie, terme qu'elle ne dénie pas. L'andante, une des pages les plus pénétrantes de l'auteur, est porté par une sûre dynamique interne. Et le finale, sorte de danse des

Jean Sébastien BACH : Messe en Si

Jean Sébastien BACH : Messe en Si. Lucy Crowe, Joanne Lunn, Julia Lezhneva, Blandine Staskiewicz, Nathalie Stutzmann, Terry Wey, Colin Balzer, Markus Brutscher, Christian Immler, Luca Tittolo. Les Musiciens du Louvre-Grenoble, dir. Marc Minkowski.  Naïve : V 5145. TT : 101'.

Le Cantor de Leipzig a mis le meilleur de lui-même dans cette messe, même s'il y a recyclé des pages antérieures, tirées de cantates. Il y manie des styles musicaux divers, voire des approches différentes au long des deux parties qui la composent : relativement intimiste et sombre dans le Kyrie et le Gloria, où alternent interventions chorales et morceaux solistes, arias avec accompagnement d'instruments obligés ou duos expressifs empreints de spiritualité. À partir du Credo, l'atmosphère est souvent plus éclatante, de par la prépondérance donnée à l'écriture chorale. Pour Marc Minkoswki c'est « un miracle de construction... Comme la Création divine : le souffle unique donne vie à un univers polymorphe et imprévisible ».  Belle sentence ! Le chef opte pour le parti de confier le chant choral aux solistes eux-mêmes. Il en résulte transparence bien sûr, mais aussi approfondissement ; car ils sont traités soit en tutti, soit de manière différenciée, comme dans le « Et incarnatus est ».  Cette approche, partagée par d'autres chefs, fait suite aux recherches musicologiques récentes. On se rend compte que l'exécution pour grand effectif choral n'est peut-être pas la plus adaptée au climat général de l'œuvre. En tout cas, les choses étaient à l'origine claires : la Messe était conçue pour un ensemble de seulement 15 chanteurs.  On s'en approche donc ici. Aux dix solistes, émérites, fait écho un ensemble de 25 musiciens. L'impression générale est de discrétion sans contrastes trop marqués, de recueillement serein, « proche de la prière » dit encore le chef. Les enchaînements sont conçus de manière vivante. Ainsi en est-il de la liaison immédiate entre les séquences « Quoniam tu solus sanctus » et « Cum Sancto Spiritu » à la fin du Gloria. L'Agnus Dei frôle le génie, déploration d'une douleur assumée, chantée à la perfection par Nathalie Stutzmann. La fugue finale, prise dans un tempo retenu et développant un ample crescendo, couronne une exécution qui sort du lot - loin des versions grandioses des Kapellmeisters et autres stars de la baguette.

Jean Sébastien BACH : Concertos pour clavecin BWW 1052, 1058, 1055, 1056

Jean Sébastien BACH : Concertos pour clavecin BWW 1052, 1058, 1055, 1056.  Bertrand Cuiller, clavecin.  Ensemble Stradivaria, dir. Daniel Cuiller.  Mirare : MIR 085. TT : 58'29.

Le Cantor est le premier à avoir révélé le concerto pour clavier, ouvrant la voie à d'autres chefs-d'œuvre du genre. On pense bien sûr à Mozart. Certes, il y a chez Bach du recyclage de matériau connu dans d'autres configurations.  Mais le propre du génie n'est-il pas de transcender tout ce qu'il touche ?  L'impression d'entendre quelque chose déjà inscrit dans la mémoire décuple l'intérêt. Ces pièces, construites sur le même mode - deux mouvements rapides encadrant un plus lent - déploient énergie, véhémence presque, en tout cas joyeux bondissement, ou mélodie sereine, épanchement profond.  La partie soliste est traitée avec affection. Le concerto BWV 1052, conçu pour le violon, est paré d'un souffle immense et de vivacité. Adaptation

Claudio MONTEVERDI : Teatro d'Amore.

Claudio MONTEVERDI : Teatro d'Amore.  Nuria Rial, Philippe Jaroussky, Cyril Autivy, Jan van Elsacker, Joao Fernandes.  L'Arpeggiata, dir. Christina Pluhar.  Virgin Classics : 099923 614000.  TT : 59'46.

C'est un formidable disque que signe Christina Pluhar pour son nouveau contrat chez Virgin. La mode est aux compilations, ce qui a ses limites.  Pas ici, devant programme aussi imaginatif. Des pièces vocales ingénieusement choisies traversées par des morceaux instrumentaux significatifs composent le plus beau des parcours monteverdiens.  L'entrain communicatif, la beauté plastique intense de pages comme le duo final du Couronnement de Poppée ou de riches séquences de madrigaux sont transfigurées par un orchestre dont on sent qu'il est composé de solistes. Le plus étonnant - et c'est une découverte de taille - est la modernité que cèlent ces musiques.  Dans une pièce vénitienne de 1664, « Ohimé ch'io cado », on est saisi d'une

Johann Sebastian BACH : Intégrale de l’œuvre d’orgue (vol. 6).  Syrius (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : 141421.  Disponible en version 5 canaux.  TT : 78’35.

Helga Schauerte, titulaire de l’orgue de l’Église allemande à Paris, avec les talents qu’on lui connaît, poursuit avec tenacité son intégrale de l’œuvre d’orgue. Elle a judicieusement sélectionné le nouvel orgue André Thomas de l’Église réformée du Bouclier, à Strasbourg : à deux claviers et pédale, totalisant 30 jeux.  Cette manufacture belge a déjà plus de 117 orgues et une quarantaine de restaurations à son actif. L’instrument convient parfaitement à l’interprétation des œuvres du Cantor. Le programme éclectique comprend plusieurs volets : Préludes, Fantaisies, Pastorella, Chorals allemands et a le grand mérite de présenter au grand public une nouvelle œuvre : la « Fantaisie sur le choral Wo Gott der Herr nicht bei uns hält » (aussi révélée

GOUDIMEL, SWEELINCK, MARESCHAL : Psaumes de la Réforme.

GOUDIMEL, SWEELINCK, MARESCHAL : Psaumes de la Réforme.  Hortus (2, rue Diderot, 92600 Asnières. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : 064.  TT : 50’24.

Réalisé dans le cadre du 5e centenaire de la naissance de J. Calvin, ce CD arrive à point nommé, grâce à l’initiative de D. Maes et la contribution suisse de D. Meylan, organiste, chef du chœur La Camerata Baroque et de La Tromboncina (cornets et sacqueboutes).  Des 13 psaumes enregistrés, certains - sortant des sentiers battus, et signés Th. Champion et Cl. Janequin - voisinent avec les grands noms de la Réforme en France : Cl. Goudimel, en Hollande : J. P. Sweelinck et en Suisse : S. Mareschal. Tous exploitent des mélodies traditionnelles (Genève, 1562), encore chantées de nos jours : véritable idiome musical, signe de ralliement des protestants.  Ce disque représente, en fait, une synthèse du point de vue de l’interprétation : chœur, orgue, chœur et instruments ; des styles en usage : contrepoint, note contre note et traitement syllabique ; entrées successives, ornementation.  Deux œuvres instrumentales, en prélude et postlude, encadrent les psaumes.  Un livret du signataire (68 p.), accompagné d’une traduction anglaise de K. Lueders, retrace la genèse du Psautier, la problématique littéraire et musicale des paraphrases, les divers contextes historiques.  Les atmosphères sont très variées : méditation implorante (Ps. 51, Goudimel) ; élan (Ps. 138, Sweelinck). Le Ps. 25 : À toi, mon Dieu, mon cœur monte, présente une intéressante confrontation : d’abord présenté en sa version ornementée pour orgue de S. Mareschal, puis du chœur à l’unisson, enfin en sa version polyphonique plus élaborée par P. de L’Estocart.  Ce florilège démontre la qualité fonctionnelle et la diversité esthétique de Psaumes, à peu près contemporains du Concile de Trente, pouvant donc aussi intéresser les agrégatifs.

Hymnen, Schlachten und Gewitter aus drei Jahrhunderten für orgel.

Hymnen, Schlachten und Gewitter aus drei Jahrhunderten für orgelMusikszene Schweiz, Migros : MGB 6104.  TT : 58’29.

Ce disque, de contenu thématique original, représente trois siècles d’Hymnes, de Batailles et d’Orages pour orgue.  Il regroupe des pages des XVIIe au XXe siècles, et a pour finalité de révéler la vie musicale suisse dans sa diversité et ses contrastes.  Se produisant sur trois orgues suisses différents, André Manz précise qu’il a réalisé ce disque de musique patriotique « pour le plaisir de jouer des œuvres brillantes, colorées, généralement oubliées », et il ajoute : « Je garde mes distances vis-à-vis du patriotisme en tant que tel, ce qu’explique d’ailleurs le mélange de musique sérieuse et de musique amusante. » Ce programme s’ouvre sur le cantique suisse (Schweizer Psalm) en dialecte alémanique, de caractère assez populaire, écrit sous la forme d’une Fantaisie par J. G. E. Stehle (1839-1915) pour le cinquantième anniversaire de la mort d’A. Zwyssig.  Le futur hymne national suisse est suivi de la Sinfonia col tanto applaudito inno popolare du Padre Davide da Bergamo (1791-1863), d’après l’hymne national autrichien bien connu (Fr. J. Haydn), proche de l’esthétique de l’orgue de Barbarie.  L’ardeur des combats retentit dans La Bataille de Trenton (pour orgue et récitant - Howard Nelson) de James Hewitt (1770-1827) : cette page particulièrement puissante évoque l’armée qui se met en marche, l’appel aux armes, la marche du général Washington, le rassemblement par les trompettes, puis la bataille jusqu’au Traité de capitulation.  Après l’Amérique, l’Hymne des tsars russes fait l’objet de variations composées par Ernst Köhler (1799-1847).  La Fête de la Victoire op.145 n°7 de Max Reger (1873-1916), datant de 1916, n’a pas eu lieu.  En fait, elle combinait l’hymne national allemand Deutschland über alles avec les louanges à Dieu.  Et pour terminer, une page particulièrement descriptive de Basilius Breitenbach (1855-1920) : Fantaisie pastorale et tempête dans les Alpes interprétée à l’orgue de la Hofkirche de Lucerne, avec clavier d’écho, tuyaux de 32 pieds parfaitement indiqué pour évoquer en force une tempête dans les A

Der junge Ludwig van Beethoven in Wien 1795-1800.

Der junge Ludwig van Beethoven in Wien 1795-1800.  Charisma Musikproduktion (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : Clavier 4.  TT : 79’05.

Sous le titre : Le jeune Ludwig van Beethoven à Vienne, Gerrit Zitterbart - soliste et chambriste, professeur de piano au Conservatoire supérieur de musique et de théâtre de Hanovre -, présente, au pianoforte Heinrich Ernst Fessel (Dresde, ca 1795-1800), une sélection de quinze œuvres assez brèves composées par Beethoven entre 1795 et 1800, accompagnée de commentaires allemands, avec traduction anglaise et française, comprenant des analyses très détaillées de chaque pièce et de ses particularités stylistiques.  Il propose des Variations, une Bagatelle, des Sonates en deux mouvements, des Capriccio, et des pièces intitulées : Allegretto ou encore Andante cantabile, Rondo : Allegro.  Ce disque s’impose par l’intelligence de la partition, la virtuosité, la précision des attaques, le sens de l’expression juste, et révèle avec bonheur des pages peu connues du jeune Beethoven.

Hélène de MONTGEROULT (1764-1836) : À la source du piano romantique.

Hélène de MONTGEROULT (1764-1836) : À la source du piano romantique.  Études, Sonate.  Hortus (2, rue Diderot, 92600 Asnières. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) : 058. Distr. Codaex.  TT : 57’31.

Voici un programme pédagogique rédigé par Hélène de Montgeroult pour l’enseignement du fortepiano.  Elle traite les deux formes en usage à l’époque romantique : Études et Sonate.  Née à Lyon en 1764, elle est connue comme étant « la merveille de son âge ». Si elle ne se produisait pas en public, elle jouait néanmoins pour ses amis, à Paris où elle passait l’hiver.  Elle avait un réel talent pour l’enseignement, et B. Sarrette la considérait comme « le plus grand professeur de piano » en France.  Elle est la seule femme nommée professeur de première classe au Conservatoire chargée de la classe de piano hommes.  À l’instar des Études de Stephen Heller (pour le piano), elle mise sur les difficultés techniques et musicales, la grande maturité des