Ce triptyque à découvrir propose aussi la Sonate en sol mineur (op. 23, 1906) en 4 mouvements. Elle requiert une solide maîtrise technique. Les deux interprètes s’associent pour en traduire l’atmosphère romantique et mouvementée. Quant aux extraits de la Suite bourguignonne (op. 17) primitivement pour piano (1899), puis arrangés pour violon et piano : Idylle, Danse rustique, Clair de lune, Aubade, Légende bourguignonne, ils évoquent tour à tour la nature, l’amour, l’allégresse et — en résonance avec le titre — une complainte intemporelle.

Lyrisme, romantisme, haute virtuosité n’ont point de secret pour Dominique Hofer et Frédérique Troivaux qui, en parfaite symbiose et intelligence de la partition, posent un regard inédit sur la personnalité exceptionnelle du célèbre organiste de Notre-Dame. Ils comblent ainsi une impardonnable lacune relative à ces œuvres de Louis Vierne et, en particulier, à sa Ballade : une révélation majeure.
Édith Weber
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