Ambroise THOMAS, né à Metz en 1811, est mort à Paris en 1896. Dès 1828, il étudie le piano, l’harmonie et la composition au Conservatoire National. Membre de l’Institut, il assumera les fonctions de directeur du Conservatoire. Il a composé 3 Ballets, une vingtaine d’ouvrages lyriques. Tout en s’étant affranchi de l’influence italienne, son œuvre reste assez conformiste ; elle est empreinte d’un certain lyrisme et d’un charme un peu désuet. Essentiellement musicien de théâtre, il sait composer pour les voix. Toutefois, la musique de ce Premier Grand Prix de Rome manque quelque peu de personnalité.

Pour le Songe d’une nuit d’été, opéra en 3 actes, Ambroise THOMAS a retenu le poème de Joseph-Bernard Rosier et d’Adolphe de Leuven (et non la comédie de Shakespeare : Midsummer Night’s Dream, que Benjamin Britten (1913-1976) traitera ultérieurement). Dans cette œuvre très bien accueillie lors de sa création (le 20 avril 1850 à l’Opéra Comique), il cherche avant tout à plaire. Cette représentation fait appel à 8 solistes, aux dynamiques Chœurs du Théâtre Français de la Musique, à l’Orchestre Symphonique de la Radio et de la Télévision de Cracovie, tous placés sous la direction de Michel Swierczewski. Les décors très étudiés sont de Gilles Dubernet ;

les costumes d’époque et hauts en couleurs, de la Royal Shakespeare Company. Les interventions chantées et parlées sont très compréhensibles. Le DVD s’achève avec des applaudissements très nourris.

Ce spectacle a été présenté le 7 mai 1994 pour l’inauguration du Tunnel sous la Manche. Réalisation internationale à voir et entendre par curiosité.
Édith Weber
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