Chants hébraïques et chants d’amour Sofia Falkovitch, mezzo-soprano et Cantor. Orchestre de chambre Les Illuminations, dir. Gabriel Bourgoin. 1 CD Calliope Records : CAL 1742. TT : 46’56.

Voici un disque dont la cohérence concernant le programme ne saute pas aux yeux, ni aux oreilles ! Cela d’autant que le livret accompagnant le CD est réduit à sa plus simple expression ne donnant pas les raisons, s’il y en a, amenant à mêler sur le même album, avec un bonheur tout relatif, chants hébraïques empruntés à la liturgie et tradition juives et nécessitant de ce simple fait des techniques propres au chant cantorial comme l’improvisation, et des chants d’amour convoquant respectivement Ravel, Rimski-Korsakov, Fauré ou encore Bizet ( ?) Deux mondes bien différents, heureusement traités avec une certaine réussite musicale, s’appuyant sur la voix chaude et la vocalité facile de Sofia Falkovitch, mezzo et cantor, ainsi que sur l’accompagnement très pertinent de l’orchestre Les Illuminations dirigé par Gabriel Bourgoin.

Et pourtant, malgré les critiques qu’il génère, cet enregistrement ne manque pas d’intérêt car Sofia Falkovitch a acquis dans ce domaine si particulier une maitrise reconnue, s’attelant à défendre, de par le monde, ce répertoire de musique juive unique en son genre où les versets sont typiquement chantés et improvisés a cappella. Plus de réserves concernant les chants d’amour voyant se succéder l’Habanera et la Séguedille empruntées à la Carmen de Bizet dont on se demande ce qu’ils viennent faire là, et Après un rêve de Fauré lourdement pénalisée par une diction des plus approximatives. Dommage !