1CD DIVOX ANTIQUA (www.divox.com). CDX79805. TT : 74’ 04.

Dans sa Série Orgues historiques, le Label DIVOX ANTIQUA présente l’instrument de l’Église Sant’Andrea in Riva à Trévise, accordé en tempérament inégal, comprenant un clavier manuel de 45 notes avec première octave courte, et pédalier avec — parmi les jeux rares — un tambour (tamburo). Il est incliné en forme de pupitre de 17 notes, accouplé au clavier. Cet Orgue, de la Manufacture Callido typique de l’esthétique vénitienne, a été restauré en 1982-1983.

Dans sa Série L’héritage frescobaldien, l’organiste Andrea Marcon a — pour son Volume 2 — regroupé des pièces de compositeurs d’origine allemande, italienne, française, anglaise, espagnole du XVIIe siècle. Ce programme cosmopolite illustre des formes baroques traditionnelles : Toccata, Fugue, Passacaille, Fantaisie, Canzon, Caprice, Intonation et, pour l’Angleterre : Voluntary.

Ludwig van BEETHOVEN : Diabelli Variations. Johannes BRAHMS : Sonate n°3. 1CD VDE GALLO. (www.vdegallo.ch). GALLO CD-1472. TT : 79’ 38.

Alexandre Rabinovitch-Barakovsky — compositeur, pianiste et chef d’orchestre azerbaïdjanais, né en 1945, élève de Dmitri Kabalevski au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou — s’est installé en 1974 en Belgique, puis en Suisse. En tant que compositeur, il s’intéresse à la musique minimaliste et, en tant qu’interprète, à la musique romantique. Il détaille avec minutie les 33 Variations sur une Valse d’Antonio Diabelli (op. 120) de Ludwig van Beethoven (1770-1827). Il s’impose par sa vélocité, son sens des contrastes et de la dynamique, ses oppositions de nuances, son toucher précis, délicat ou énergique, son jeu perlé, sa progression en perpétuel mouvement et par la diversité des atmosphères dans les 33 Variations. À noter la sonorité chantante de la Variation 29, plus méditative et, d’une manière générale, sa brillante technique.

 1CD PIANO 21. Diffusion : Laurent WORMS (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ). P21 056-N. TT : 74’ 55.

En premier enregistrement mondial, Cyprien Katsaris, pianiste virtuose et compositeur d’origine franco-chypriote, formé an CNSM de Paris auprès d’Aline van Barentzen et de Monique de la Bruchollerie, et Etsuko Hirose, pianiste japonaise au talent précoce, diplômée de l’École Normale de Musique de Paris et du CNSM dans la classe de Bruno Rigutto, tout en bénéficiant des conseils d’Alfred Brendel, interprètent à 2 pianos ou à 4 mains des transcriptions de Ballets russes.

 Marc Mauillon, baryton. 1CD Son an Ero / Petit Festival (www.petitfestival.fr): 07. TT : 65’ 35.

Marc Mauillon convie les discophiles curieux à un parcours vocal monodique (21 œuvres) à bâtons rompus, dans l’espace et dans le temps, associant musique sacrée et musique profane allant des chants de troubadours, en passant par Jehan de Lescurel et Guillaume de Machaut (Ars nova, XIVe siècle), jusqu’à notamment Giacinto Scelsi (1905-1988) et Georges Aperghis (né en 1945). Parmi les thèmes religieux figurent : Ave stella matutina, In paradisum, Parestosa (en grec, évoquant le Seigneur devant la croix)… ; parmi les thèmes profanes : la dame, l’amour, la flamme de l’amour, la jouvencelle, mais aussi les pleurs (Pétrarque) et, pour conclure : D’amour vient mon chant.

Zara LEVINA Maria Lettberg, piano. Orchestre Symphonique de la radio de Berlin, dir. Ariane Matiakh. 1CD Capriccio : C5269 (distribution Outhere). TT.: 56'01.

Une découverte qui nous vient de l'Est ! Il faut écouter les deux concertos de Zara Levina comme un bain de musique rafraîchissante. Compositrice et pianiste (1906 -1976) elle a ignoré la période d’une certaine musique dite “contemporaine“, souvent inaudible, qui a enfoui sous une cagoule autocratique les bonnes vieilles gammes en voulant faire table rase du passé. Ces concertos nous viennent de Russie, dans la pure tradition des concertos de Rachmaninov, de Chostakovitch et autres grands compositeurs slaves. Sans oublier Beethoven et Schumann. Une chevauchée toute en arpèges chromatiques balaie le clavier de l'allegro du Premier concerto (1942) : nous sommes d’emblée au cœur de l’univers romantique de Zara Levina. Tandis que l’orchestre suit à l’unisson, comme s’il

 MULSANT. DE FALLA. CURRIER. MASSENET. PIAZZOLLA. Philippe Villafranca, violon & Manon Louis, harpe. 1 CD Animato / Bauer Studios : ACD6155. TT : 64’47.

Voilà un disque original par l’instrumentarium utilisé (violon et harpe, justifiant le titre de l’album) dont l’association rare, et ô combien séduisante, marie avec ravissement la langueur du violon aux accents acidulés de la harpe. Original certainement, mais également éclectique dans le programme proposé, associant musique d’aujourd’hui (Trois Fantaisies de Florentine Mulsant et Night Time de Sebastian Currier) musique romantique (Méditation de Thaïs de Massenet) et musique populaire (Suite populaire espagnole de Manuel de Falla et Histoire du Tango d’Astor Piazzolla). Des pièces bien différentes dont la mise en miroir révèle immédiatement le lyrisme et les couleurs intenses développées par cet inhabituel duo. Les Trois Fantaisies de Florentine Mulsant (° 1962) dédiées aux interprètes

Francesco Corti, clavecin. 1 CD Evidence Classics : EVCD031. TT : 81’56.

Parmi les compositeurs de l’époque classique, Franz Joseph Haydn (1732-1809) fut, en digne héritier des Lumières, celui qui, sans doute, réussit à concilier au mieux liberté créative et contrainte formelle, en témoigne son important corpus de sonates pour clavier (environ une cinquantaine) dont Francesco Corti nous donne, ici, un brillant aperçu. A partir de 1765, ces sonates prennent une ampleur et une profondeur d’expression nouvelle qui aboutiront à la grande sonate de concert. Choisir le clavecin plutôt que le piano forte, c’est bien marquer le lien que ce compositeur tend entre le baroque tardif (Domenico Scarlatti, C.P.E Bach)

Xavier Sabata, contre-ténor. Armonia Atenea, dir. George Petrou. 1 CD Aparté : AP143. TT : 66’.

Hubris (Démesure du héros), Némésis (Punition et vengeance des dieux) et Catharsis (Purgation ou Purification des passions des spectateurs), trois éléments constitutifs de la tragédie grecque, mais au-delà de ces définitions aristotéliciennes, et d’une manière plus générale, c’est bien à la représentation, peut être plus apaisée, des passions que s’intéressa l’opéra baroque du XVIIe et XVIIIe siècle. Théâtre des passions et de l’émotion dont le contre-ténor contralto Xavier Sabata, reconnu pour l’excellence de son chant et par l’intensité de son engagement scénique, nous propose un florilège d’extraits dans ce nouvel opus discographique.

 Ensemble Les Harpies. 1 CD Encelade : ECL 1502. TT : 63’.

Voici un disque passionnant nous proposant un voyage surprenant, entre Enfers et Paradis, dans le paysage musical européen autour de 1600. Un disque mêlant avec bonheur et pertinence des musiques sacrées, profanes et populaires glanées à travers l’Europe de la Renaissance, depuis les Iles britanniques jusqu’aux confins des Carpates. Une compilation d’œuvres rares et méconnues puisant dans l’important corpus regroupé autour de ce thème par l’ensemble les Witches, il y a quelques années, mais aussi un enregistrement bâti autour de l’orgue historique Renaissance de Saint-Savin en Lavedan dans les Hautes-Pyrénées (1557), joué ici par Freddy Eichelberger, dont la sonorité ample se marie merveilleusement avec les timbres du violon d’Odile Edouard, de la cornemuse de Mickaël Cozien, du

Louis-Nicolas CLÉRAMBAULT Ensemble Sébastien de Brossard, direction, orgue et clavecin : Fabien Armengaud. 1CD PARATY (www.paraty.fr ) : 516141. TT : 74’ 43.

Fabien Armengaud, fondateur de l’Ensemble Sébastien de Brossard, a judicieusement retenu des œuvres de Louis-Nicolas Clérambault (1676-1749) à 3 voix d’hommes et symphonie. Ce contemporain de Jean-Philippe Rameau, fils de Dominique Clérambault — ayant fait partie des « 24 Violons du Roi » —, est né à Paris le 19 décembre 1676 et mort dans cette ville le 26 octobre 1749. Organiste et compositeur, élève d’André Raison auquel il a dédié son Livre d’orgue, il a écrit un livre d’orgue, des pièces de clavecin, des sonates et symphonies et obtenu le privilège de publier « toutes sortes de musique vocale et instrumentale ». Il a composé 5 recueils de Cantates avec ou sans symphonies (à partir de 1710) et 6 Livres de Motets, entre autres... Il a succédé à Guillaume-Gabriel Nivers, organiste de Saint-Sulpice. Ses Cantates associant à la fois le goût italien et le goût français ont connu un grand succès au Concert spirituel. On lui doit également 2 tomes de Chants et motets « à l’usage des Dames de la royale Maison de Saint-Cyr ». Ces Motets s’imposent par la plénitude de leur polyphonie, leur qualité séduisante dominée par un solide sens de l’expression et leur caractère très original et personnel.

1CD ÉVIDENCE CLASSICS (www.evidenceclassics.com) : EVCD029. TT : 68’ 22.

Comme son nom l’implique, l’Ensemble Le Baroque Nomade, dirigé par Jean-Christophe Frisch, propose un itinéraire musical baroque, européen et extra-européen, vocal (hébreu, espagnol, portugais) et instrumental. Sa haute qualité d’interprétation a déjà fait l’objet de critiques très élogieuses. Il est indispensable de souligner l’intérêt si diversifié et l’originalité de ce vaste programme.
Sur le plan institutionnel, il évoque musicalement les principales Fêtes juives de ROSH HASHANA (jour de l’an) — à travers HANOUKA (fête de la lumière avec les bougies), PURIM (de caractère gai, destinée à l’amusement), PESSAH (marquée par un grand repas, fête destinée aux enfants et reposant sur une accumulation d’énumérations, en usage dans tout le Bassin méditerranéen) — jusqu’au dernier jour de l’année HOSHA’ ANA.

  1CD GALLO (www.vdegallo.ch ) : CD1489. TT : 57’ 18.

Né à Genève le 2 novembre 1824, mort à Paris le 5 février 1891, Émile Bret (à ne pas confondre avec Julien Bret, cf. L’édition musicale : DSCH) a été, à 25 ans, l’organiste titulaire du Temple des Eaux Vives jusqu’en 1854. Installé à Paris, il retourne en Suisse pendant la Guerre de 1870, puis revient dans la Capitale où, à partir de 1872, il publie des pièces pour piano tout en s’intéressant à la Mélodie. Élaboré par Norberto Broggini, le texte de présentation propose la chronologie de ses œuvres et l’intégralité des poèmes chantés par Nathalie Constantin (soprano lyrico-léger, artiste polyvalente) si bien accompagnée au piano Érard (1880, donc d’époque) par Norberto Broggini, de réputation internationale, qui, en soliste, interprète brillamment la Romance sans paroles intitulée Le suprême adieu et Le Boléro pour piano datant de 1870.

 Quatuor de Genève. 1CD VDE GALLO. (www.vdegallo.ch) : GALLO CD-1463. TT : 79’ 36.

Cet enregistrement est entièrement « genevois », par le lieu (Studio Ernest Ansermet), par les interprètes (Quatuor de Genève) et par son programme réunissant 5 compositeurs du XXe siècle nés dans cette ville ou ayant des affinités avec elle.

Jean BINET (1893-1960) est né à Genève, où il est formé en éducation musicale par Otto Barblan et en rythmique par Jaques Dalcroze. Il réside à Paris, voyage aux Etats-Unis où il enseigne la rythmique à New York. En 1923, il revient en Europe, s’installe à Bruxelles. À Genève, il préside la Société SUISA (Droits d’auteurs). Il a, entre autres, subi l’influence de la musique française contemporaine. Son Quatuor en mi majeur (composé en 1929-1930 pour le Quatuor Pro Arte) comporte 3 mouvements : Vif et décidé ; Très lent ; Très animé, spéculant sur les contrastes rythmiques. Il précise ainsi l’atmosphère : « rude et marqué », puis « bien chanté ». L’œuvre s’impose par sa fantaisie, son lyrisme contenu et sa diversité rythmique.

 1CD VDE GALLO. (www.vdegallo.ch). GALLO CD-1478. TT : 57’ 59.

Cette œuvre en dialecte suisse alémanique de la Région de Soleure (Solothurn) a été créée le 18 mars 2016 en l’Église jésuite de cette ville, par son compositeur Urs Joseph Flury à la tête de la Zürcher Sing-Akademie fondée en 2011 et des Zürcher Symphoniker, avec le concours de Lilian Schneider Rohrer (soprano), Marie ; Patrick Oetterli (baryton), Jésus ; Christof Breitenmoser (ténor), Pierre ; Yves Brühwiller (basse), Pilate ; Marcel Fässler (ténor) et Chasper-Curo Mani (baryton), les deux larrons ; d’Ingrid Alexandre (mezzo-soprano), la servante.

 op. 48. Quatuor à cordes « Voces Intimae », op. 56. Orchestre d’Auvergne, dir. Roberto Forès Veses. 1 CD Aparté : AP 139. TT : 60’.

Un très beau disque nous proposant une intéressante mise en miroir de deux compositeurs ayant en commun une même sensibilité marquée par d’importants tourments de l’âme qu’ils exprimeront chacun dans des formes bien différentes. La Sérénade pour cordes de Tchaïkovski, composée en 1880, plutôt extravertie, comporte quatre mouvements. D’abord ample et pleine d’allant, puis dansante sur un rythme de valse, elle est centrée sur la mélancolique et rêveuse Élégie, qui constitue le cœur de l’œuvre, toute empreinte d’un lyrisme inquiet et passionné, avant de s’achever sur un final aux accents folkloriques. Bien différent le Quatuor

Schubert impromptus : Une intégrale. D. 899 et D. 935. Amandine Savary, piano. 1CD Muso : MU015.

Des impromptus de Schubert, il existe de multiples versions, de Arthur Schnabel à Wilhelm Kempff, de Alfred Brendel à Murray Perahia, sans oublier Edwin Fischer (le pionnier) et Radu Lupu.
Amandine Savary, une jeune pianiste normande de trente ans vient de signer sous le label Muso, un nouvel enregistrement des huit impromptus.
Ces impromptus, ainsi baptisés par l’éditeur viennois Tobias Haslinger, ne connurent le succès que lors d’une réédition plusieurs années après la mort de Schubert.
Ecrits après des vacances à Graz qui furent “de délicieux moments“, Schubert se sent libéré, il compose comme il rêve, il se laisse aller à l’aventure mélodique, déroule ses souvenirs comme un caprice qui le libère de la forme rigide de la sonate. Ces impromptus sonnent comme des lieder sans paroles, des pièces indépendantes presque conformes à la définition de l’impromptu : pièce de musique légère, faite sur le champ, sans préméditation.

 Astor PIAZZOLA : L’histoire du Tango ; Libertango – Francisco GONZALEZ : Danza de Los Amantes Efimeros – Béla BARTÓK : Danses roumaines – Marek PASIECZNY : Six Folk Melodies – Laurent BOUTROS : Amasia. Marie Fraschini, violon, Lionel Fraschini Guitare. 1 CD Classiquez-Chanteloup Musique. CLZ 003/1. TT. : 54’55 https://www.classiquez.com/

C’est le premier disque de ce jeune duo composé de Marie Fraschini, violoniste diplômée du CNSMDP et actuellement titulaire à l’orchestre régional de Cannes – PACA, et de Lionel Fraschini, guitariste, diplômé du Conservatoire Royal de Bruxelles. L’ambition de ce duo dont le nom n’a pas été choisi au hasard est de faire partager l’amour de la musique au plus grand nombre. Leur programmation comporte aussi bien un programme « classique » qu’un programme qu’ils nomment « hybride ». C’est ce dernier programme que nous trouvons sur ce disque, hybride parce qu’il s’agit de musiques inspirées du folklore, mais savantes dans le

J. S. BACH/(G.B.PERGOLESI) Tilge, Höchster, meine Sünden BWV 1083. RONDEAU PRODUCTION (www.rondeau.de ). ROP6119. TT : 53’ 46.

Lorsque deux compositeurs travaillent ensemble, le résultat doit être plutôt extraordinaire. C’est ce qui se passe avec la Messe des pêcheurs de Villerville que Gabriel Fauré (1845-1924) a composée en août 1881 avec son élève André Messager (1853-1929). Cette Messe brève : Kyrie (Messager), Gloria (Fauré), Sanctus (Fauré), O salutaris (Messager), Agnus Dei (Fauré), écrite pour chœur de femmes et ensemble de chambre avec flûte, hautbois, clarinette, violons I et II, violoncelle, contrebasse et orgue (Ulfert Smidt), est interprétée par le Chœur de filles de Hanovre et le Fauré-Ensemble, sous la direction de Gudrun Schröfel. La genèse de cette Messe est intéressante. En effet, les deux compositeurs, en vacances à Villerville (Calvados), souhaitaient qu’elle soit chantée par les dames du village et les jeunes filles en villégiature, au profit de l’association locale des pêcheurs. Le Kyrie, très suave, est une prière entrecoupée par les instruments qui se

Jakub Jan RYBA : Stabat Mater NIBIRU (www.nibiru-publishers.com ). CD 01622231. Distribution : CD DIFFUSION (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ). TT : 58’ 39 (avec présentation tchèque, anglaise, allemande et française).

Remarquable personnalité dans l’histoire de la musique tchèque, Jakub Jan Ryba (1765-1815) est surtout connu par sa Messe tchèque de Noël. Toutefois, sa production religieuse qui n’est pas assez souvent interprétée est d’ailleurs restée inédite jusqu’à 2015 pour l’édition et 2016 pour ce premier enregistrement mondial.
Il a placé la Musique d’église au centre de ses préoccupations. En fait, comme le rappelle le texte d’accompagnement, il souhaitait introduire la langue tchèque dans la musique d’Église, tout en respectant le latin, langue liturgique traditionnelle. Il souhaitait composer des Messes, Graduels et Offertoires pour chaque dimanche et fête importante de l’Année liturgique, mais, malgré sa grande force créatrice et sa persévérance, n’a réalisé qu’un tiers du projet. Il voulait élever le niveau de la musique d’église dans son pays. En raison de sa fin tragique, il n’a pas récolté le succès qu’il aurait mérité. Dans un manuscrit en 5 volumes de 1300 pages, intitulé : Novae et liberae cogitationes, il propose quelques réflexions de caractère philosophique avec des remarques en latin, et un cycle de musique d’orgue (1798).

Frédéric CHOPIN : Mélodies polonaises (op. 74). HYBRID’MUSIC (www.hybridmusic.com ). H1839. 2017. TT : 37’ 36.

Mario Hacquard (baryton), après avoir été initié au chant grégorien à l’École César Franck, a été, au CNSM, successivement l’élève de Jacques Jansen et Gabriel Bacquier (art lyrique), Anna-Maria Bondi (bel canto), Rita Streich (Mozart), Elisabeht Grümmer (répertoire allemand) et Geneviève Joy-Dutilleux (musique de chambre). Il se produit en Europe, au Canada, en Israël, au Japon… et a enregistré de nombreux disques. Il est à la fois spécialiste de chant grégorien, d’Oratorio, de Lieder, de mélodies françaises et aussi d’Opéra. Pour cet enregistrement de Mélodies de Chopin, il a retenu l’adaptation française de Victor Wilder (1835-1892) connu par ses traductions d’opéras de Mozart et Wagner et des Lieder de Schumann. Avec son accompagnatrice Anna Zassimova, ils ont opté pour un piano Érard, instrument privilégié par le compositeur. Ce disque illustre l’ambiance musicale des Salons parisiens vers la fin du XIXe siècle, où ces œuvres étaient entendues. Les Mélodies polonaises ont été composées par Chopin entre 1828 et 1845 et éditées en 1855 (opus posthume n°74). Les thèmes sont très variés, en liaison avec l’actualité, par exemple la guerre de 1830 entre la Russie et la Pologne (Avant la bataille). Il traite aussi des sujets romantiques : l’amour (Pour toi

César CUI : Vingt Poèmes de Jean Richepin, op. 44 KLANGLOGO (www.klanglogo.de ). KL 1411. TT : 56’ 01.

Cette réalisation discographique réalisé par le duo formé de Jean Bermes (Baryton-Basse luxembourgeois) et Denis Ivanov (piano) a le mérite de présenter pour la première fois intégralement les Vingt Poèmes de Jean Richepin — poète lyrique français (1849-1928) — mis en musique par César Cui (1835-1918), compositeur et critique musical russe.
Son opus 44 comprend La Chanson des Gueux (qui le rendit célèbre), Les Caresses, Les Blasphèmes, La Mer. Les poèmes reposent sur des textes descriptifs (ciel, falaise, Oceano nox), concernent des personnages typiques (le Vieux, les Petiots, le Spadassin, le Hun, le Turc…), mais aussi des interrogations  (« Où vivre ? », « Te souviens-tu d’une étoile, du baiser ? »…). Il s’agit aussi d’une satire de la société de l’époque.

Martial CAILLEBOTTE : Messe solennelle de Pâques. HORTUS (www.editionshortus.com ). HORTUS 134. TT : 62’ 35.

Didier Maes, directeur du Label Hortus, présente, en première mondiale, l’enregistrement de la Messe solennelle de Pâques (version avec timbales) de Martial Caillebotte (1853-1910) qui, au Conservatoire de Paris a été, en piano, l’élève de François Marmontel et, en harmonie, de Théodore Dubois. Ses œuvres religieuses comptent notamment : L’Enfant prodigue (1883), épisode biblique, sur les paroles en prose d’Armand Silvestre ; le Psaume CXXXII : Ecce quam bonum (1887), pour soli, chœur et orchestre, dédicacé à son frère, l’Abbé Alfred Caillebotte. Il a également mis en musique des textes de Ronsard, d’Alfred de Musset, et composé cinq Airs de ballet pour piano (1887).
Créée le 5 avril 1896 en l’Église Notre-Dame-de-Lorette à Paris, sa Messe solennelle de Pâques a été redécouverte par Michel Piquemal, chef du Chœur Régional Vittoria d’Île-de-France depuis 1997 et du Chœur Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il a fait appel au concours de l’Orchestre Pasdeloup (violon solo : Arno Madoni), de Matthias Lecomte (organiste titulaire de l’Abbaye Notre-Dame de la Cambre) et de trois solistes : Mathilde Vérolles (soprano), Patrick Gayrat (ténor) et Éric Martin-Bonnet (basse).