en mesure d’étudier la façon dont les jeunes sélectionnent leurs musique, quel élément musicaux font qu’ils “skip” ou passent à la musique suivante etc… Mais l’IA peut également servir d’aide à la composition, et l’artiste Stromae s’en est déjà emparé: il écoute les propositions de la machine composante, puis sélectionne ce qui l’intéresse. La machine semble-t-il a encore un peu de learning à faire avant d’avoir l’inventivité d’un DJ, mais peut-être plus pour longtemps!

Cette année les JIM ont décidé de mettre un accent sur les liens possibles entre nouvelles technologies et pédagogie. Madame Anne-Isabelle Ramanantsitohaina inspecteur d’académie, est donc venue rappeler l’importance du dialogue entre chercheurs et pédagogues dans le domaine de l’éducation musicale, et a aussi regretté que cette rencontre soit parfois difficile. Les décisions ministérielles du “plan chorale” ont également été rappelées: une chorale dans chaque collège et chaque lycée à l’horizon 2018/2019. Plusieurs professeurs en collège (François Degroote, Vincent Louette, ), lycée (Nicolas Dhondt) et université (Romain Bricout) sont venus présenter des retours d’expérience d’utilisation de logiciels en salle de classe. La manipulation d’audacity en collège - comme l’ont montré François Degroote et Vincent Louette - facilite l’épreuve du commentaire d’écoute: la compréhension de la forme musicale rendue moins abstraite par la manipulation et visualisation de la forme d’onde. Moreno Andreata a présenté l’enseignement de l’analyse musicale computationnelle à des scientifiques au Master ATIAM. Hugo Scurto présentait encore une forme de collaboration homme/Intelligence Artificielle dans laquelle un algorithme est capable de s’approprier les réflexes musiciens afin de mieux les guider. Le logiciel KIWI, enfin, présenté par Philippe Galleron, Eric Maestri, Jean Millot, Alain Bonardi et Eliott Paris, est un environnement de “patching collaboratif”. Le patching, dans Max MSP par exemple, consiste à relier des boîtes par des fils sur une interface graphique, afin de créer des sons. Dans KIWI, ce patching est collaboratif: les étudiants participent en même temps à l’édition d’un même patch depuis plusieurs machines (comme dans un googledoc). Ce logiciel, posant notamment la question du travail collaboratif en université, a remporté le prix AFIM 2018.